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Retour sur le conseil municipal du 29 septembre 2021

Conseil de rentrée, bien chargé !

Avant de procéder à l’étude des points à l’ordre du jour, M. le Maire a, comme à son habitude, eu un long propos introductif.
Celui-ci a longuement évoqué les actions de la municipalité suite au décès d’Ibrahima (courrier au Président de la République par exemple). Estimant que l’heure était au recueillement, nous avons fait la demande d’un échange ultérieur sur les politiques de sûreté et de prévention, ce que la municipalité a accepté.
L’incendie de la rue Romain-Rolland a également été abordé.

Parmi les points soumis à l’ordre du jour :

1) Diverses modifications du budget 2021 liées à des perceptions de subventions et des travaux divers (réfection du parking incendié, chaufferie d’Ostermeyer/Langevin, etc.).

→ Elles n’appelaient pas de commentaires et ont été approuvées.

2) Plusieurs votes liés à la construction d’une centrale de géothermie

Cette centrale, partagée avec Pantin et le Pré-Saint-Gervais, aura pour but de chauffer les bâtiments publics et les logements modestes, pour anticiper les fluctuations du prix du gaz notamment, et passer à un mix énergétique 70% géothermie /30% gaz (contre 100% gaz aujourd’hui). La gestion en sera confiée à une structure publique (une SPL) où siégeront des représentants de la Ville.

→ Ce projet construit sur l’initiative du SIPEREC paraît très intéressant et fera l’objet d’un suivi très attentif de notre groupe, notamment sur ses impacts réels.

3) La rétrocession d’un local commercial préempté par la mairie afin de soutenir un projet porté par des commerçants locaux.

Cette opération a demandé un important travail des services mais a été réalisée à coût zéro pour la municipalité.

→ Nous avons interpellé la mairie sur la nécessité de réitérer au maximum cette démarche de préemption de locaux commerciaux que nous appelons de nos vœux depuis longtemps et dont on peut s’étonner qu’elle n’ait jamais été mise en œuvre auparavant.

4) Approbation du projet “Bourses étudiantes” issu du budget participatif.

Nous avons tenu à questionner la démarche du budget participatif telle que mise en place aux Lilas. La démocratie participative vigoureusement défendue par le Printemps lilasien, ce n’est pas un appel à projets et une mise en concurrence. C’est une démarche qui se fonde sur l’intelligence collective, qui invite les habitants à travailler ensemble et dans la durée, qui passe par la formation, les débats, la co-élaboration des projets et l’engagement partagé dans leur mise en œuvre.

5) Travaux des abords de la sortie de métro Mairie des Lilas par la Ville au lieu de la RATP

Cela permettra à la Ville de réaliser les aménagements qu’elle souhaite. Nous étions intervenus sur ce sujet lors du précédent conseil municipal.

Bientôt viendra le sujet de la sortie de métro Serge Gainsbourg : nous y serons particulièrement attentifs.

6) Recrutement de contractuels sur des postes publics

→ Dans un souci de vigilance, nous questionnons régulièrement la municipalité sur la récurrence du recours aux contractuels qui n’est pas la règle et ne doit jamais devenir la règle. Il semblerait que les secteurs professionnels en tension n’attirent plus avec le statut public (nécessité de passer le concours, grilles salariales basses).

7) Tarif du festival Gisèle Halimi

→ Nous fait la demande qu’une rue porte le nom de Gisèle Halimi, ce qui permettra de l’inscrire dans la ville de manière plus pérenne encore qu’un festival.

7) Charte d’installation et d’exploitation des terrasses

Il s’agit de permettre le maintien des terrasses temporaires qui ont été mises en place pendant la crise sanitaire.

→ Nous sommes favorables à cette démarche même si la charte paraît, à certains égards, très (trop ?) contraignante. Nous avons souligné la nécessité d’accompagner les établissements vers la plus grande végétalisation possible des terrasses. Et nous avons profité de ce point pour inviter la municipalité à être beaucoup plus ambitieuse qu’elle ne l’est en matière de végétalisation de la ville.

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Retour sur le conseil municipal du 30 juin 2021

Dernier conseil avant la pause estivale. Il a, notamment, été question :

– de la préemption d’un fonds de commerce.
C’est une première ! Et nous avons encouragé la majorité
→ à ne pas attendre 20 ans pour recommencer (c’est essentiel pour protéger les petits commerces),
→ à favoriser la diversité des commerces (pour toutes les bourses) → et, surtout, à élargir le périmètre de péremption (aujourd’hui restreint au centre ville).

– de l’aménagement des sorties de métro.
Le choix du maître d’oeuvre étant déjà acté, nous avons exhorté la majorité, pour la suite, à sortir du sentier bâtu des projets standardisés et à faire appel à des étudiant·es en architecture et en urbanisme, des artistes, des botanistes, etc. afin de permettre des réalisations plus audacieuses, avec une dimension artistique et en réelle adéquation avec les perpectives de changement climatique. Un carré de verdure pour chaque projet de construction ou réhabilitation ne suffit plus !

– de la refonte du quotient familial.
Réclamé depuis plusieurs années, un quotient familial plus progressif et plus lisible est enfin arrêté. Nous nous en réjouissons !

De nombreux autres sujets ont été abordés durant ce conseil mais nous voudrions insister ici sur deux d’entre eux :

1. L’application de la loi de transformation de la fonction publique de 2019.

Cette loi remet en cause le statut de la fonction publique, porte de nombreuses atteintes aux droits des agents et oblige à supprimer le fruit de conquêtes sociales construites localement au cours des décennies. En bref, elle n’est pas juste.

Et, au vu de la pandémie, du dévouement avec lequel les agents territoriaux ont continué à travailler et ont été exposés, sa mise en œuvre paraît particulièrement injuste.

Nous pensons qu’il faut, dès lors, refuser de l’appliquer. Certains maires l’ont fait. C’est courageux… et nécessaire ! Les élu·es ne doivent pas s’affranchir du nécessaire rapport de force avec le Gouvernement, qui a clairement l’intention de poursuivre ses réformes dévastatrices. Au contraire, ils doivent assumer leurs responsabilités en refusant d’appliquer sagement les dispositions d’une loi inique afin de protéger les fonctionnaires territoriaux et préparer les batailles de demain.

Nous avons été les seul·es à voter contre son application !

2. La révision des indemnités d’élus

Nous en avions fait un jeu : à chaque séance du conseil municipal, quel que soit l’ordre du jour, nous trouvions le moyen de faire remarquer que les élu·es d’opposition ne bénéficient pas d’indemnités.

Plus sérieusement, nous pensons qu’il s’agit là d’une nécessaire reconnaissance du travail réalisé et de l’importance du débat démocratique.

Notre demande insistante a été entendue par le Maire et appuyée par les élu·es d’EELV. Nous bénéficierons donc désormais –ainsi que les élus de Lilas Cité- de 62,62€ d’indemnités mensuelles (brutes). Le Printemps lilasien les utilisera dans leur intégralité pour travailler en lien plus étroit avec les habitant·es de la ville.

Notons que, si le groupe communiste n’a pas jugé utile de voter contre l’application de la loi de 2019, il a voté contre cette délibération. Vous pourrez retrouver les arguments avancés dans le procès-verbal du conseil municipal qui, à notre demande, sera désormais publié chaque mois sur le site de la Ville.

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Retour sur le conseil municipal du 19 mai 2021

Ce conseil, faute de se tenir en terrasse le jour de leur réouverture, a réuni les élu·es au gymnase Rabeyrolles.

Une longue introduction du Maire a rappelé l’action municipale récente. Parmi les points soulevés, le retour sur la consultation concernant la cyclabilité de la ville qui a nécessité une intervention de notre part.

En effet, la ville est déjà très en retard en matière d’équipements cyclables. Elle avait été notée « F » au baromètre des villes cyclables établi début 2020, sachant que la pire note est « G » et qu’aucun aménagement n’a été effectué depuis. Malgré cette situation peu enviable et le dynamisme des villes voisines sur le sujet (Paris en tête, mais aussi Bobigny, Pantin…), la majorité municipale semble envisager de se concentrer sur la sécurisation (partielle) d’axes transverses (rue de Paris et boulevard Faidherbe), comme annoncé dans le programme de la liste de premier tour de M. Benharous. Cependant, l’expérience des pays dont la population pratique beaucoup le vélo suggère la sécurisation de tout le territoire de la ville (les grands axes par des voies séparées, les petites rues par un apaisement du trafic) et met en garde contre les aménagements en demi-teinte, peu efficaces. Nous avons rappelé ce point et appelé à un aménagement rapide de l’ensemble de la ville.

Puis, après la désignation d’un secrétaire de séance et le vote du PV du conseil du 31 mars, nous avons procédé au débat et au vote des points soumis à l’ordre du jour parmi lesquels :

1. Vote du compte administratif 2020 de la ville

Nous avons remercié les services pour les informations financières très détaillées qui nous ont été transmises mais avons aussi fait remarquer que, comme pour le débat d’orientations budgétaires et le vote du budget (cf. retour sur le CM du 31/03/21), la majorité municipale n’apporte aucun éclairage politique à ces données chiffrées. C’est là, de notre point de vue, le signe d’une méthode purement gestionnaire pour piloter les affaires de la ville.

Nous avons suggéré que la municipalité se dote d’une présentation analytique des comptes : il s’agit d’un traitement des chiffres qui permet une approche stratégique et non pas uniquement comptable des données financières. Cela nécessite du personnel bien sûr mais est indispensable à la fois pour le pilotage budgétaire de la majorité et pour la transparence et le débat politique.

Nous avons voté contre la délibération relative au compte administratif de la ville en avançant l’une des raisons de ce vote : le coût exorbitant de la vidéosurveillance installée en 2020 : 1,5 M€ d’investissements en 2020 auxquels s’ajoutent le montant des dernières installations réalisées début 2021 ainsi que le coût annuel en fonctionnement dont nous avons demandé une estimation, sans réponse à ce jour.

2. Vote sur des lancements de marchés public liés au parc de véhicules municipaux

Ce vote portait sur l’acquisition future de véhicules de nettoyage urbain et de cartes d’achat de carburant. Nous en avons profité pour rappeler que les délibérations de ce type devraient être autant d’opportunités de repenser notre rapport à l’urbanisme et à l’environnement.

3. Subvention à la crèche Ribambelle

Nous nous sommes abstenu·es sur ce vote. Une place en crèche est le sésame que trop de parents se voient refuser au vu de la pénurie locale. Nous ne pouvons que saluer l’esprit collectif de ces parents qui s’associent pour fournir une structure de garde collective pour leurs enfants. Cependant, nous ne pouvons approuver qu’une crèche privée (même associative) reçoive les mêmes subventions qu’une crèche publique sans en avoir les obligations, notamment sur le choix des enfants qui y seront gardés.

4. Tarif des séjours d’été 2021

Nous avons voté contre la fixation de la participation des familles pour les séjours d’été 2021. Nous prenons acte des annonces de la majorité sur une refonte du quotient familial pour septembre 2021 – refonte demandée de longue date et qui aurait dû être réalisée il y a longtemps par une équipe en place depuis 20 ans ! -, mais nous estimons que les tarifs sont trop élevés pour des familles modestes, surtout au regard de ce que déboursent les ménages plus aisés.

5. Aménagement de l’avenue Faidherbe

Ces travaux de voirie n’incluent pas d’aménagement cyclable ! Nous avons donc voté contre.

6. La zone à faible émission (ZFE) de Romainville

Nous nous sommes prononcé·es contre cette proposition, pour les mêmes motifs que lors de notre précédent vote concernant la ZFE du Grand Paris lors du conseil municipal du 31 mars 2021 dont le résumé se trouve également ici.

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Retour sur le conseil municipal du 31 mars 2021

Ce conseil sest tenu en visioconférence et nous tenons à remercier la municipalité d’avoir accédé à cette demande qui était nôtre. Nous saluons le travail des services qui ont rendu possible la tenue de cette séance à distance dans dexcellentes conditions.

Nous avions déposé une question orale relative à la gestion du covid à l’échelle municipale.

Une question orale est l’un des trois moyens formels dont disposent les élus pour solliciter un débat lors du conseil municipal (les autres étant le dépôt d’un vœu ou d’une délibération). Il est à noter que cette question rédigée est envoyée en amont au Maire qui ne découvre ainsi pas son contenu lors du conseil municipal et prépare sa réponse en amont également.

Nous avons ainsi interpellé la majorité sur sa politique sanitaire en lui demandant, compte tenu de la gravité de la situation, d’aller plus loin qu’elle ne le fait déjà sur les trois axes suivants :
1) Dénonciation des carences de lEtat en interpellant celui-ci via les médias et en demandant une politique vaccinale spécifique pour la Seine-Saint-Denis.
2) Protection de la population avec l’achat de capteurs CO² et purificateurs d’air pour les salles de classes et cantines de la ville.
3) Information et formation scientifique des Lilasien·nes en créant un encart scientifique mensuel dans Infos Lilas.

L’équipe de la majorité a bien entendu ces demandes que nous avons  formulées plusieurs fois à l’occasion des réunions « covid » auxquelles nous assistons tous les 15 jours.

Depuis le conseil municipal, de nombreuses personnalités politiques locales se sont exprimées dans la presse sur le premier point. Des capteurs ont été achetés par la municipalité. Nous continuons de travailler sur le troisième point pour essayer de convaincre la majorité de le mettre en place.

Précisons que l’opposition LREM s’est montrée très hostile à la première et la troisième de ces propositions.

Le Maire nous a aussi informé du lancement dune pétition contre la fermeture du point daccueil de la CPAM aux Lilas. Nous saluons cette initiative et avons bien sûr signé ladite pétition.

À la suite de ces points de préambule, a débuté lexamen des points à l’ordre du jour parmi lesquels  :

1. Le budget 2021 : un budget dans la continuité des précédents malgré les urgences de l’époque

Nous essayons de vous résumer ici les grands axes de ce budget, lanalyse que nous en avons faite et nos prises de positions avant le vote.

  • En matière dinvestissements,

les dépenses correspondent, pour lessentiel, à la préparation de chantiers qui seront menés dans les années à venir, à savoir notamment l’aménagement des abords du parc Lucie Aubrac et la réhabilitation du Gymnase Liberté. À cela sajoutent des dépenses « courantes » (travaux de voirie, remplacement de chaudières, réfection de toilettes ou de réfectoire dans les gymnases et écoles) ainsi que lachèvement des travaux du dispositif de vidéosurveillance.

L’absence de recours à l’emprunt cette année s’explique de deux manières : la Ville dispose dimportantes réserves (notamment liées à une vente de terrain) et 2021 reste une année préparatoire (études, consultations, aménagements préalables, etc) à la réalisation de plus gros chantiers. Nous pressons régulièrement la majorité d’avancer plus vite sur certains sujets (la cyclabilité de la ville et la mise en place dune cantine municipale notamment) mais nous ne nions pas la nécessité de préparer les choses et ne contestons pas l’absence de recours à l’emprunt à ce stade.

Pour autant, nous estimons quil naurait vraiment pas été superflu de réaliser des investissements supplémentaires dès 2021. Ainsi, entre autres exemples, la majorité prévoit la végétalisation de deux espaces (rue des Bruyères et place du Vel’ d’Hiv) : très bienmais il faut être beaucoup plus volontariste sur la débitumisation de la ville ! Le réchauffement climatique nattend pas !

Lors du conseil municipal, nous avons par ailleurs demandé  :
– que les habitant·es soient associé·es (et non vaguement consulté·es) aux différents chantiers (en amont et pendant leur réalisation) ;
– que les élu·es et les habitant·es disposent dune visibilité sur les aménagements de la ville dans son ensemble et sur la durée du mandat (quelles priorités en matière de voirie ? quelles zones de végétalisation ? quelle planification sur la mandat ?). Nous avons ainsi suggéré la réalisation dun plan pluriannuel dinvestissement : cest un document qui nest pas obligatoire mais qui permet davoir une vision sur la durée. Cette demande illustre notre inquiétude sur l’existence d’une véritable feuille de route de la majorité sur la durée du mandat.

  • En matière de fonctionnement,

les dépenses sinscrivent dans la continuité des années précédentes avec, sur de nombreuses lignes, une parfaite stagnation (ce qui, rappelons-le, revient à une légère baisse au vu de linflation).

De notre point de vue, cela nest pas raisonnable ! Le contexte a changé ces derniers années et ces derniers mois. On ne peut plus faire les choses à l’identique. Il y a la crise sanitaire actuelle et la crise sociale quelle engendre : la stagnation du budget du CCAS, par exemple, est difficile à entendre. Il y a aussi lurgence écologique : il faut financer plus et mieux les espaces verts, développer les actions inscrivant la ville dans une démarche de sobriété, mettre en place une politique en faveur des animaux, doter la ville dune comptabilité écologique qui soit à la fois précise et complète, etc. De la même manière, la démocratie collaborative qui n’a rien à voir avec une rapide consultation des habitants via un questionnaire ou quelques réunions- coûte du temps et de largent mais elle est impérative. Le taux dabstention aux élections municipales doit rester à l’esprit de tou·tes les élu·es comme une alerte permanente.

En résumé, nous pensons quil aurait été utile daugmenter sensiblement certaines lignes budgétaires, quitte à réaliser des redéploiements. À ce sujet, nous avons une idée… : redéployer le budget de fonctionnement des caméras de surveillance dont le montant ne nous a pas été communiqué à ce jour.

Nous nous sommes abstenu·es sur l’ensemble des subventions aux associations. N’ayant accès qu’à la distribution financière finale accordée par la municipalité et non aux demandes faites par les différents acteurs, il nous a semblé préférable d’attendre la communication de ces informations pour émettre un avis politique éclairé sur les subventions. Nous avons, au passage, rappelé la nécessité de ne pas céder à la tentation de délester sur des associations -aussi sérieuses et utiles soient-elles- des missions relevant, selon nous, du service public.

Nous avons voté contre ce budget qui, malgré des intentions louables pour lavenir, reste un budget gestionnaire sans ambition et ne nous semble pas à la hauteur des urgences de l’époque.

2. Evaluer le budget à l’aune de ses effets sur le climat : une bonne chose mais quil faut bien faire.

La municipalité souhaite mettre en place une évaluation climat du budget de la Ville. Nous ne sommes pas contre, loin de là : nous avons écrit, dans notre vœu sur l’état d’urgence écologique déposé en septembre, la nécessité d’« intégrer l’urgence écologique dans toutes les politiques publiques, toutes les dépenses budgétaires devant être examinées à l’aune de la question écologique ».

En revanche, la méthode compte. Il en existe beaucoup. Et celle qui a été choisie (I4CE) ressemble un peu au « budget vert de l’État» mis en place très récemment par Macron. C’est une méthode très imprécise, dans laquelle les aspects sociaux sont complètement absents, qui ne valorise pas les actions de sobriété et qui aboutit au classement de la plupart des dépenses dans la catégorie « neutre ». En somme, sans procès d’intention vis-à-vis de la majorité, nous pensons que la méthode choisie est parfaitement compatible avec du « greenwashing ».

Bien sûr, c’est… mieux que rien ! C’est pourquoi nous avons voté favorablement, tout en exprimant les importantes réserves énoncées ci-dessus.

3. La zone à faible émission (ZFE) : une mesure à l’inverse de l’écologie populaire.

La ZFE est une mesure qui interdit la circulation en journée des véhicules diesel datant d’avant 2001 et ceux à essence d’avant 1997. Or, les aides d’État pour l’achat d’un nouveau véhicule sont très insuffisantes à ce jour.

Qui donc est pénalisé par cette mesure ? Celles et ceux qui n’ont pas les moyens de changer de voiture et qui habitent loin de leur lieu de travail. Bref, les plus pauvres.

A côté de ça, la ZFE autorise à rouler les grosses voitures, certes neuves mais consommant énormément de carburant. De même, elle prévoit une dérogation les véhicules de collection de plus de 30 ans. Enfin, il est de notoriété publique que plusieurs constructeurs automobiles falsifient les chiffres de rejet de Co² et de particules fines de leurs modèles neufs.

Nous nous sommes prononcé·es contre la délibération : l’écologie populaire que nous défendons ne permet pas des mesures écologiques qui vont à l’encontre de la justice sociale.

4. Des demandes de retrait de délibération par le Préfet : aucune raison de s’exécuter.

Lors dun conseil municipal, un.e élu.e ou groupe d’élu.es peut proposer au conseil dadopter un vœu, à savoir une prise de position sur une question dépassant le cadre des affaires exclusivement communales, dès lors qu’un intérêt local est caractérisé. C’est assez symbolique car le vœu n’est autre quun souhait exprimé par le conseil municipal. Mais parfois, les symboles ont leur importance.

Le Préfet de Seine-Saint-Denis a, ces derniers mois, demandé le retrait de deux délibérations correspondant à deux vœux, à savoir la déclaration d’état d’urgence écologique déposée par le Printemps Lilasien et le moratoire sur la 5G déposé par EELV. La raison invoquée par le Préfet : l’intérêt local ne serait pas démontré.

Nous avons affirmé notre désaccord avec cette analyse (il est évident que la ville des Lilas est, comme toute autre commune française, concernée par ces deux sujets) et émis le souhait que la majorité ne se plie pas à cette demande du Préfet.

Rien ne ly oblige en effet. Car, contrairement à ce que croient les élu·es de Lilas Cité et certains de leurs proches (qui parlent « d’appel à la désobéisance civile » pour évoquer notre position), le Préfet ne donne pas dordre aux collectivité: cest le principe de libre administration des collectivités territoriales qui date des premières lois de décentralisation dans les années 1980. Il est bien sûr possible d’avoir des divergences d’interprétation. Cela se règle alors devant le juge administratif. Cest respecter l’état de droit que dutiliser les voies de droit qui existent.

La majorité a choisi, pour lun et lautre de ces deux vœux, de les retirer et den déposer de nouveaux en espérant que le Préfet les accepte sous cette nouvelle forme. Les deux sujets nous tenant à cœur nous avons, bien sûr, voté en faveur des nouveaux vœux.

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Manque de vaccins et mépris de classe

La Seine-Saint-Denis subit bien plus qu’ailleurs les conséquences sanitaires et sociales de l’épidémie. Leurs conditions de vie et de travail exposent les habitant·es du département bien plus que les Parisien·nes à la maladie[1]. La première vague avait déjà illustré ce fait avec 130% de surmortalité en Seine-Saint-Denis (74% à Paris). La troisième vague nous frappe de plein fouet avec une incidence de 1 personne sur 200 ! Et pourtant…. Nous restons aujourd’hui le département avec le taux de vaccination le plus bas en France métropolitaine[2], le peu de vaccins disponibles est accaparé par les parisien·nes et quand les médecins tentent de vacciner la population locale, le préfet voit rouge[3].

Nous avons vu les communications municipales demandant l’égal accès à la vaccination. Cependant, sachant que nous sommes beaucoup plus exposé·es à la maladie (et à ses conséquences les plus graves), il est du devoir des élu·es de réclamer et de tout faire pour obtenir d’être PRIORITAIRE. Il est des situations où l’égalité républicaine c’est de donner plus.

[1] https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/surmortalite-covid-19-seine-saint-denis-invisibilite-des-minorites-dans-chiffres/

[2] https://www.humanite.fr/vaccination-contre-le-covid-19-ou-en-est-votre-departement-699870

[3] https://www.liberation.fr/societe/sante/vaccins-la-menace-inouie-du-prefet-de-seine-saint-denis-20210215_DPYZKHGFOFECRIKQB4GEA7OPCE/

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Retour sur le conseil municipal du 3 février 2021

Le Maire introduit la séance par le désormais rituel point sanitaire, centré sur les vaccins.

Malgré sa demande, la Ville n’a pas obtenu d’être centre de vaccination. Les centres de Romainville et à Bagnolet qui ont, elles, été choisies devaient ouvrir le 1er février, ouvertures reportées pour cause de pénurie de vaccins. Les Lilasiennes et Lilasiens sont dirigé·es vers le centre de Pantin mais les places sont rares et beaucoup ne parviennent pas à obtenir de rendez-vous.

La mairie a conçu une affiche à destination des habitantes et habitants pour constater l’inégalité territoriale d’accès aux vaccins (0.9% de la population en Seine-Saint-Denis, soit 2 fois moins qu’à Paris). Il est probable que chacun s’en soit rendu compte par lui-même et on peut souhaiter que la municipalité prenne l’Etat à parti sur une inégalité qu’on ne découvre pas, mais qui continue d’affecter la vie des Lilasiennes et Lilasiens.

À la suite de ce préambule, débute l’examen des points à l’ordre du jour, parmi lesquels :

1. La présentation du rapport 2020 de la situation en matière d’égalité femmes-hommes

Le contenu de ce rapport est dense, instructif et précis.

Le projet de festival de films féministe Gisèle Halimi avance et nous nous en réjouissons.

Il y a de quoi être plus critique sur la question des logements à destination des femmes victimes de violences domestiques. La Ville n’a pas de logement d’urgence et ne semble pas planifier d’en acquérir rapidement. C’est pourtant une nécessité pour qui souhaite protéger les victimes de violences. Pour autant, nous reconnaissons la qualité du réseau de signalement et de prise en charge des victimes, notamment en coordination avec le CCAS, le CDAS et l’intervenante sociale du commissariat de police des Lilas, qui accompagne les victimes dès le dépôt de mains courantes et forme les agents à leur prise en charge.

Un des objectifs 2021 posés par la municipalité dans ce rapport consiste en la prise en compte des questions d’égalités sur les aménagements publics. Nous demandons des précisions. On nous parle du projet de réfection de la cour de l’école Paul Langevin afin de tenir compte de ces problématiques.

Et, puisqu’il est question d’aménagement de l’espace public et d’urbanisme, nous faisons une légère incise car un visuel du futur carrefour rue des Bruyères-rue de Paris a été diffusé par la municipalité. Ô surprise, les travaux d’un montant de 350 000 euros ne prévoient pas de piste cyclable ! Après un an d’épidémie, alors que la pratique du vélo est en augmentation constante et que la cyclabilité de la ville est lamentable (note F au baromètre des villes cyclables), nous nous fâchons un peu : rien n’est fait sur ce sujet, la circulation est dangereuse et nous alertons systématiquement sur ce point. M. Le Maire nous répond que non, que des arceaux vélo ont été posés… et parle de pistes futures pour plus tard… comme d’habitude.

2. Rapport et débat d’orientation budgétaire 2021

Arrive le gros sujet de cette séance : le débat réalisé sur la base du rapport d’orientation budgétaire. Ce rapport est un document obligatoire qui doit contenir un certain nombre d’informations, notamment les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes, aussi bien en fonctionnement (personnel, fiscalité, concours financiers,…) qu’en investissement (engagements pluriannuels).

M. Douxami (EELV) le présente au conseil de manière fidèle, claire et synthétique.

Nous précisons, avant toute chose, que nous sommes conscients des contraintes budgétaires dans lesquelles se trouvent l’ensemble des communes de France. Rappelons qu’elles sont largement dues à la baisse de 25 % de la dotation de l’État sous le mandat de François Hollande et à la limitation des dépenses imposée par Emmanuel Macron.

Mais nous faisons fait part de notre étonnement devant :

– l’absence de mise en perspective, de vision politique
Rien dans le document… mais, surtout, rien dans le discours de la majorité qui aurait pu l’éclairer : le Maire n’a pas participé à la présentation du document et nous ne recevons aucune explication sur les choix réalisés (celui de ne pas recourir à l’emprunt notamment), aucune précision sur les ambitions et priorités pour les années à venir, aucune mention d’une quelconque planification des dépenses. Dès lors, de quoi pouvions-nous débattre ? Des seules données comptables ? Une municipalité n’a pas seulement la mission de « bien gérer » une ville. Elle doit aussi la penser dans sa globalité et dans la durée sur la base d’une vision politique.

– l’absence d’ambition nouvelle et de prise en compte du contexte actuel
Les grandes lignes budgétaires sont dans la parfaite continuité de celles années passées. Mais quoi ? Le contexte n’a-t-il pas considérablement changé ces derniers mois ? La crise économique et sociale liée à l’épidémie actuelle n’invite-t-elle pas, au-delà d’une réaction dans l’urgence à certains impératifs, à reconsidérer certaines choses dans la durée ? Comment est-il possible de faire comme avant, de ne pas impulser de grands changements ?

– l’absence de mention relative à la crise écologique
Quelques projets relevant des questions écologiques sont certes évoqués dans les toutes dernières pages du rapport. Mais on est loin du compte pour ce qui est de donner une place centrale à l’écologie dans les perspectives budgétaires et donc politiques de la commune. C’est pourtant là un engagement de la municipalité avec l’adoption du vœu sur l’état d’urgence écologique.

Gageons que nos remarques et questions trouveront des réponses lors de l’examen du budget fin mars.

3. Etat des indemnités des élu·es siégeant au conseil municipal

à l’occasion de cette délibération (destinée à prendre acte des indemnités versées), nous rappelons que les conseillères et conseillers sans délégation (une conseillère de la majorité et l’ensemble des élu·es d’opposition, à savoir ceux de Lilascité et du Printemps Lilasien) ne bénéficient d’aucune indemnité, contrairement à ce qui est pratiqué à Romainville, Noisy-le-Sec, Pantin… ou encore à Paris.

Le Maire répond qu’il ne ferme pas la porte à cette éventualité. M. Primault (EELV) prend la parole : depuis le vote du conseil municipal fixant les indemnités cet été, il a réfléchi à la question et estime que tous les élu·es devraient percevoir des indemnités.

Cela répond à une bataille que nous portons depuis le début : reconnaître, via les indemnités entre autres, l’importance et la valeur du travail de l’opposition.

Reste à voir si cela débouchera sur une décision concrète.

4. Convention partenariale multi-communale relative à la mise en œuvre de la prévention des affrontements entre groupes de jeunes des villes des lilas, du Pré Saint-Gervais et de Romainville

Cette convention traduit en grande partie les propositions que nous avions inscrites dans notre programme. Nous saluons l’initiative et la démarche volontariste des trois municipalités. Nous serons très vigilants à la fois sur sa mise en oeuvre et sur ses résultats.

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Retour sur le conseil municipal du 16 décembre 2020

Le Printemps lilasien a posé de nombreuses questions et est intervenu notamment sur les points suivants :

  1. La vidéosurveillance

Nous avons rappelé notre profond désaccord sur le déploiement de plus d’une centaine de caméras de surveillance aux Lilas. En effet, c’est une mesure à la fois :

– très peu utile (très faible taux d’enquêtes élucidées grâce à ces caméras, phénomène de déplacement de la délinquance, etc. ; nous vous invitons à écouter ici une interview de Laurent Mucchielli sur ce sujet) ;

– très budgétivore (en investissement et en fonctionnement, même si le montant de ce denier n’est pas encore connu) ;

– et disproportionnée (plus d’une centaine de caméras ce qui, rapporté au nombre d’habitants, fait de notre ville l’une des plus équipées de France !).

Nous avons également réaffirmé que nous ne prenons pas le sujet à la légère, que nous l’abordons dans sa globalité (de la prévention à la répression) et que, loin d’être rendue possible par la technologie, la sûreté de toutes et tous passe par l’humain, les liens et l’égalité sociale.

Nous avons donc voté contre une charte d’éthique qui fait l’apologie de la vidéosurveillance. Nous avons également voté contre la mise en place d’un comité d’éthique qui, au vu de sa composition, de la faible fréquence de ses réunions et d’un travail essentiellement fondé sur des statistiques, risque de n’être qu’une simple chambre de validation annuelle de la présence de caméras dans toute la ville.

  1. Les marchés communaux

Le conseil municipal a été invité à prendre acte du bilan annuel fourni par l’entreprise en charge de la gestion des marchés des Lilas en délégation de service public.

En commission préparatoire, nous avions interrogé les élu·es sur l’éventualité d’une re-municipalisation du marché.

Nous avons rappelé, lors du conseil, que les prix qui y sont pratiqués sont plus élevés que dans les marchés des villes voisines, ce qui éloigne une partie de la population déjà bien assez mise à l’écart. Par ailleurs, dans une logique de réappropriation de la politique commerciale, nous avons suggéré à la majorité d’étudier la possibilité que certain·es marchand·es puissent se voir proposer des possibilités d’installation en boutique en ville.

  1. L’égalité femmes-hommes

Nous avons voté pour le plan d’égalité professionnelle à destination des employés municipaux et proposé par Madame Da Silva. Nous nous réjouissons que l’équipe municipale s’engage sur ce sujet. Nous avons cependant fait observer l’absence d’exemplarité de l’équipe majoritaire qui, pour le quatrième mandat consécutif, est dirigée par un binôme (Maire et premier Maire-adjoint) entièrement masculin et dont la représentation à Est-Ensemble est également très masculine (3 hommes pour 4 sièges).

  1. La restauration scolaire

Nous avons insisté pour connaître la stratégie de la majorité sur la création d’une cantine municipale de proximité qui en a fait l’une de ses promesses de campagne au second tour.

De notre point de vue, il s’agit d’une priorité. Et c’est certes complexe mais parfaitement faisable.

Nous ne doutons pas de l’implication de l’élue en charge de ce sujet, Madame Giffard, mais ne sommes pas convaincu·es à ce stade que la volonté politique soit parfaitement partagée par l’ensemble de majorité.

Pour plus de détails sur l’impact sanitaire, écologique et social de la restauration collective industrielle, vous pouvez lire notre fiche programmatique. Vous pouvez aussi voir le numéro d’Envoyé spécial dédié à ce sujet.

  1. Les pistes cyclables

Nous avons voté pour la mise en place d’ateliers vélo (réparation et développement de la pratique) par l’association La Sardine bleue.

Nous avons rappelé à une municipalité qui verse facilement dans l’autosatisfaction à propos de la « cyclabilité des Lilas » le très mauvais état et la dangerosité des voies cyclables de la ville, comme le prouve la note catastrophique de la ville au baromètre des villes cyclables (ici). L’adjoint en charge du dossier, Monsieur Paquis, a reconnu des faiblesses et nous a exhorté à la patience.

  1. Le retrait du vœu d’état d’urgence écologique

Le Préfet a demandé le retrait de ce vœu, présenté par le Printemps lilasien et adopté à la quasi-unanimité (vous pouvez le lire ici). Pourquoi ? L’intérêt local ne serait pas caractérisé (en d’autres termes, il ne concernerait pas directement notre ville). Ah oui ? Pourtant,

– il est évident que la ville des Lilas est, comme toute autre, parfaitement concernée par les questions écologiques ;

– il y est fait mention, dans ce texte, de « l’impact local de la crise écologique (…) sur la région parisienne » et la nécessité de « préparer la ville aux changements à venir (…) » ;

– l’objet du voeu, décliné sur une page entière, est un engagement de la commune à prendre des mesures concrètes et relevant de ses compétences.

Ajoutons que des vœux identiques dans leur rédaction ont été adoptés çà et là et qu’aucun d’entre eux n’a fait l’objet d’une telle critique.

Nous l’avons dit clairement : rien ne justifiait une demande de retrait. Et rien n’obligeait la majorité à obtempérer (sauf à avoir pour priorité de ne pas fâcher le Préfet).

Nous avons voté en faveur du nouveau vœu présenté par la majorité.

  1. Le nouveau règlement intérieur du conseil municipal

Nous y avons travaillé et avons voté pour ce nouveau règlement intérieur qui constitue une amélioration notable par rapport au précédent qui était non seulement assez pauvre mais aussi à la limite de la légalité sur certains points.

En revanche, nous avons exprimé notre mécontentement devant le refus de certaines de nos propositions qui avaient pour point commun d’aller toutes dans le sens de plus de transparence et de démocratie. Vous pouvez lire ici notre tribune sur le sujet.

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Voeux

Le Printemps lilasien vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021 !

L’année 2020 fut rude et la pandémie qui s’est abattue sur le monde a fait de bien trop nombreuses victimes, qui de la maladie, qui de la crise économique et sociale liée à la situation sanitaire.

Cette année a clairement montré à quel point la doctrine néolibérale qui gouverne depuis plusieurs décennies est absurde et criminelle: il n’y a plus de masques car ils sont trop chers ; il est impossible d’en fabriquer car les usines sont délocalisées ; l’hôpital public, de restructurations en abandons, ne tient que grâce au dévouement des soignants ; l’inégalité territoriale est révélée par un nombre de cas plus élevé dans certains départements tels que la Seine-Saint-Denis en raison de la densité de population, la sur-occupation des logements, des maladies chroniques, de la misère…

L’année 2020 fut bien rude. Mais, hormis une meilleure année, que souhaiter concrètement pour 2021, pour toutes et tous, pour les Lilas ? La fin de la pandémie, bien sûr. Et les vaccins y aideront.
Mais quoi d’autre?

Il faut construire une ville sobre énergétiquement et résiliente qui nous permettra d’affronter ensemble, les défis de demain. Et demain se prépare aujourd’hui.

Au Printemps lilasien, nous considérons, comme beaucoup d’autres, que la gestion du réchauffement climatique, déjà bien enclenché, est la priorité de notre action politique. Répondre à cette urgence ne peut se faire que dans le cadre d’une démocratie locale forte et réelle et de l’égalité sociale enfin obtenue. Notre action municipale et militante ira toujours dans ce sens, tissant inlassablement des idées et des propositions concrètes autour de ces trois axes, pour une écologie populaire, c’est à dire sociale et coopérative.

Pour alimenter la réflexion et les échanges à venir (quand la situation sanitaire le permettra), nous vous proposons cette interview de Jean-Marc Jancovici qui donne plusieurs pistes :https://www.youtube.com/watch?v=UXZK8jz-FJE

Nous souhaitons, pour terminer, réaffirmer notre conviction que bâtir la ville de demain, c’est participer à construire le monde de demain lui-même, que cela est à la fois urgent et possible, grâce à la mobilisation de toutes et tous, à l’action collective.

Nous espérons pouvoir vous retrouver très vite et, en attendant, vous souhaitons une très belle et heureuse année, pleine de joies que nous saurons saisir et de victoires que nous saurons construire.

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Décisions

Pourquoi nous cessons d’écrire dans Infos Lilas

Le règlement intérieur du conseil municipal est un document qui régit son fonctionnement, précise les droits des élu·es et assure la transparence des débats.
Le Printemps lilasien a fait de nombreuses propositions pour l’élaboration de ce texte. Mais celles en faveur de l’élargissement du débat démocratique n’ont, pour la plupart, pas été retenues par la majorité municipale.
Il s’agissait d’introduire des pratiques qui paraissent pourtant évidentes aujourd’hui : la possibilité d’un débat avec le public, la lisibilité des comptes rendus, l’accès permanent à l’enregistrement des séances, un espace plus large dans Infos Lilas pour l’expression des groupes d’élu·es.
Nous estimons que :
– l’information des habitant·es ne peut être limitée à des documents indéchiffrables et à un journal municipal qui vante l’action de l’équipe en place ;
– la participation des Lilasien·nes à la vie municipale ne peut se résumer à un budget participatif qui n’en a que le nom et à des instances consultatives monopolisées par les discours d’élu·es ;
– la parole des groupes d’élu·es ne peut être réduite à une diffusion limitée des conseils municipaux et à un petit encart dans un coin d’Infos Lilas.
Le Printemps lilasien ne veut plus obliger les courageux·euses lisant ces lignes à s’abîmer les yeux pour décrypter un texte en caractères minuscules.
Nous vous proposons de lire nos tribunes, informations, comptes rendus, billets d’humeur, points d’étape… sur ce blog.