Nos fiches programmatiques : Accompagner le développement de la monnaie locale aux Lilas

Accompagner le développement de la monnaie locale aux Lilas

Pourquoi ?

La monnaie locale est un outil local pour répondre à la crise écologique, sociale et démocratique globale. Elle touche de nombreux sujets (économie, écologie, solidarité, commerce, démocratie, etc.) et permet entre autres :

– d’encourager l’économie locale, les circuits courts, de favoriser les commerces, associations, restaurants, artisan·e·s, etc. de proximité ;

– de réduire notre empreinte écologique ;

Le réseau encourage la production biologique, les circuits courts, la juste rémunération des producteur·rice·s et le commerce équitable. Les entreprises membres s’approvisionnent et proposent, autant que possible, des produits écologiques (locaux, végétaux, de seconde main, en matières recyclées ou renouvelables…).

– de se réapproprier les enjeux économiques en favorisant l’économie réelle, en combattant la spéculation et les paradis fiscaux ;

La pêche circule uniquement localement. Les euros échangés en pêches sortent alors du système bancaire spéculatif et vont alimenter un fonds de garantie qui finance des projets éthiques et locaux.

– de développer les liens entre les acteur·rice·s locaux·ales, de favoriser la mise en réseau et d’inclure dans ce réseau des personnes exclues [1] ;

En effet, le réseau de la Pêche se compose exclusivement d’entreprises et associations indépendantes et locales. Par ailleurs, les euros échangés en pêches sortent alors du système bancaire spéculatif et vont alimenter un fonds de garantie qui finance des projets éthiques et locaux.

– de créer une communauté de valeurs, de redonner du sens aux échanges.

Qu’en est-il aujourd’hui aux Lilas ?

Les monnaies locales ne datent pas d’hier. Elles sont apparues dans l’histoire à l’occasion de crises (notamment dans les années 1930’s) et ont parfois fait des miracles [2].

La Pêche est née à Montreuil et a essaimé alentour : Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Alfortville, Saint-Maur… et Paris ! Aux Lilas, quelques habitant·e·s sont adhérent·e·s de la Pêche et ont amorcé une campagne de sensibilisation mais la monnaie n’a pas encore été adoptée par les habitant·e·s et les commerçant·e·s.

Ça marche comment ?

Chaque particulier·ère peut adhérer à l’association la Pêche. Il lui suffit ensuite de changer des euros en pêches dans un comptoir de change proche de chez lui·elle (en général un·e commerçant·e). Il·Elle repère ensuite les commerces, artisan·e·s, associations, restaurants, etc. qui l’acceptent grâce à l’annuaire web, la carte interactive ou le logo apposé sur la vitrine des professionnel·le·s. Il peut alors faire, chez ces dernier·ère·s, ses achats en billets de pêches (billets parfaitement sécurisés), comme avec des euros (et, s’il n’a pas assez de pêches, il a la possibilité de faire une partie du paiement en pêches et le reste en euros). Il peut enfin convaincre ses commerces et associations préférés de rejoindre le réseau.

Que peut faire la municipalité ?

La municipalité peut soutenir le développement de la pêche :

  • en apportant un soutien financier à l’association qui la porte ;
  • en communiquant sur les modalités de fonctionnement de la monnaie locale ;
  • en soutenant l’organisation d’évènements où les paiements se font par monnaie locale ;
  • en permettant aux organismes en régie municipale (ex. : Théâtre du Garde Chasse) et aux services de la mairie d’accepter la monnaie locale ;
  • en versant à ceux et celles qui l’acceptent une partie de leur salaire (agent·e·s municipaux·ale), indemnité (élu·e·s), subvention (associations) ou paiement (fournisseur·euse) en monnaie locale.

Pour approfondir : http://peche-monnaie-locale.fr/

[1]    La Pêche travaille notamment avec ATD Quart Monde

[2]    Le Palmas, monnaie locale utilisée dans une région du Brésil, a sorti les habitant·e·s cette région de graves difficultés économiques et sociales.