Notre programme : Engager les Lilas dans une écologie populaire, partagée et respectueuse de tous et toutes

Engager les Lilas dans une écologie populaire, partagée et respectueuse de tous et toutes

« L’écologie, ce n’est pas l’amour de la nature, c’est la nécessité d’autolimitation » Castoriadis 

L’écologie populaire c’est quoi ? 

Réussir la transition écologique est devenu crucial pour éviter la catastrophe. Au Printemps lilasien nous sommes convaincu·e·s qu’il nous faut agir aussi bien au niveau mondial qu’au niveau local. Car le changement de nos modes de production et de consommation s’active également à l’échelle communale en veillant à protéger les plus démuni·e·s face à ces changements indispensables. En faisant de notre ville une référence en matière de transition écologique locale, elle deviendra un modèle reconnu et à imiter.

Pour cela, loin de la politique des petits pas des partisan·e·s du capitalisme vert ou de petites mesures qui ne servent qu’à verdir des projets fondamentalement non-écologiques et qui souvent pénalisent les plus démuni·e·s, il nous faut engager les Lilas dans une approche globale pour :

  • Établir un véritable diagnostic de l’écosystème de la ville qui prenne en compte les sources de pollution, l’état de la biodiversité, la place faite aux animaux mais aussi les besoins humains, notamment… ceux des plus démuni·e·s. Tout cela, en coopération avec l’ensemble des Lilasien·ne·s, les services techniques de la ville et des spécialistes.
  • laborer et mettre en œuvre un plan de transition écologique avec les habitant·e·s (* Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative).
  • Soumettre toute décision (y compris dans des secteurs sans lien direct avec l’écologie) à un examen préalable permettant de s’assurer qu’elle est la plus respectueuse de l’écosystème nature-animaux-humains.

Une approche globale et coopérative permettant une politique écologique ambitieuse, soucieuse du bien-être de tous et de toutes et portée par les habitant·e·s, c’est cela l’écologie populaire.

Il s’agit donc de proposer ici les ambitions et les mesures possibles qui devront être pensées, décidées et mises en œuvre avec les Lilasien·ne·s, en s’appuyant sur les services publics et le développement des biens communs.

Le saviez-vous ? La définition de zones à faible émission interdit la circulation en journée des véhicules diesel mis en circulation avant 2001 et ceux à essence d’avant 1997. Or, les aides pour l’achat d’un véhicule propre sont largement insuffisantes. Cette mesure pénalise les plus pauvres tandis que les 4×4, par exemple, sont autorisés à circuler.

Un autre rapport à la nature pour favoriser la biodiversité

Il est urgent de considérer la nature autrement que comme un simple élément décoratif, d’en finir avec les bacs en plastique fleuris, les constructions bon marché à court terme mais coûteuses à long terme sur le plan économique et écologique, etc. Il est important de respecter l’existant avec scrupule, de chercher toutes les solutions pour développer la place de la nature et de remettre un tant soit peu de désordre dans la ville pour permettre à la nature de se développer dans ses interstices.

Le saviez-vous ? Le nombre de mètres carrés d’espaces verts aux Lilas par habitant·e·s est largement inférieur aux 10 m² préconisés par le schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF). 

Nos propositions :

  • Réalisation de zones piétonnes et débétonnisation maximale des espaces.

Multiplication des trottoirs arborés exemplaires.

  • Réalisation de cours d’école « oasis » pour chaque cour devant être rénovée. Il s’agit, à l’occasion de travaux devant être réalisés dans une cour d’école de la transformer en « îlot de fraicheur », de réaliser, dans le cadre d’un processus coopératif, des cours plus végétales, avec des matériaux plus naturels, des sols davantage perméables et des points d’eau, tout en répondant aux besoins des enfants.

Pour plus de détails, voir notre site Internet.

  • Protéger et planter.

Conservation des arbres existants et tout particulièrement les plus anciens.

Étiquetage des arbres remarquables.

Plantation d’espèces d’arbre adaptées au sol et à la biodiversité lilasienne, sans oublier les arbres fruitiers (en lien, par exemple, avec l’association « Les croqueurs de pommes »).

Respect du lierre, source précieuse de nourriture pour les abeilles et oiseaux à l’approche de l’hiver.

  • Des espaces verts pensés et dotés d’espèces choisies en s’éloignant des standards à petit prix.

Mise en place d’une véritable gestion des terres et terreaux.

Formation du personnel municipal en charge des espaces verts.

  • Soutien et aide technique aux jardins partagés et potagers d’écoles: fourniture en terreau, en déchets verts, analyse des sols, installation de récupérateurs d’eau, etc.
  • Un éclairage public repensé (cause importante de disparition des espèces) : étude pour la mise en place d’éclairages plus nombreux mais respectant, par un système de détection de mouvement, la faune et la flore ; extinction, sauf cas exceptionnel, des éclairages des boutiques, magasins, bureaux, etc. ; refus de l’installation de panneaux publicitaires numériques dans l’espace public.
  • Encouragement de l’agriculture urbaine.

Un projet respectueux du Parc Lucie Aubrac

En 2017, la forte mobilisation d’une association citoyenne, « l’association du parc Lucie Aubrac », a permis de faire reculer la municipalité sur une révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui aurait conduit à enserrer le parc Lucie Aubrac de nombreuses constructions. Après une longue concertation, un scénario d’aménagement des abords du parc a été proposé : il marque de vraies avancées mais reste insatisfaisant. Le Printemps lilasien souhaite assumer un choix politique et les choix budgétaires qui en découlent en donnant la priorité aux espaces verts dans une ville qui en manque cruellement :

  • Agrandissement du parc déjà sous-dimensionné par rapport au nombre d’habitant·e·s et sur-fréquenté le week-end.
  • Maintien des arbres remarquables.
  • Étude pour une réhabilitation de l’usine Piattino dans le cadre d’une démarche de démocratie coopérative avec les habitant·e·s. permettant d’en étudier la faisabilité, les modalités et l’usage.
  • Relogement des associations selon des critères objectifs et avec l’étude d’éventuelles contreparties (exemple sur la crèche Ribambelle cf. *Un projet respectueux du parc Lucie Aubrac).
  • Choix de construire des logements très sociaux (du type PLAI — Prêt Logement Aidé d’Intégration) en cas de nouvelles constructions.
  • Généralisation de l’ouverture du parc jusqu’à 22h en été (*Des espaces en partage)

 

Un autre rapport aux animaux

Souvent maintenus à une place d’objets voire de biens de consommation, les animaux font pourtant partie de la population. Agir pour eux, c’est agir pour les plus démuni·e·s et les plus défavorisé·e·s. Agir pour eux, c’est également agir pour nous qui avons tout à gagner d’une relation plus pacifique avec les autres espèces, d’un environnement plus accueillant, d’une alimentation plus saine.

Le Printemps lilasien s’engage pour eux :

  • Insertion, dans tous les marchés publics de la ville, susceptibles d’affecter les animaux, d’une clause de bien-être animal: pas de produits animaux issus de l’élevage intensif (uniquement du plein air), pas de produits issus d’animaux tués dans un abattoir pratiquant l’abattage sans étourdissement ou utilisant l’étourdissement au CO2, produits d’entretien non testés sur les animaux.
  • Deux repas végétariens cuisinés et biologiques par semaine et pour tous et toutes dans la restauration collective ainsi qu’une option végétarienne quotidienne (*Vers le biologique et le local).
  • Mise en place d’une politique de stérilisation et d’identification des chats errants et création d’espaces de vie pour les chats libres de la commune.
  • Mise en place d’une politique de gestion non létale (qui ne tue pas) des animaux liminaires (rats, pigeons…).

Le saviez-vous ? La nature a horreur du vide : si l’on tue la population de rats d’un habitat, d’autres, plus nombreux, viendront les remplacer.

  • Sensibilisation à la protection animale dans le cadre des activités périscolaires et encouragement à éviter les activités de loisir exploitant les animaux (zoos, cirques…).
  • Interdiction des spectacles avec animaux.
  • Subventions à des associations de protection animale.
  • Développement de perchoirs à oiseaux adaptés aux espèces lilasiennes.
  • Création d’une nouvelle délégation d’élu·e dédiée à la protection animale.

 

Vers une ville moins énergivore

L’énergie la plus respectueuse de la planète est celle qu’on ne consomme pas. La priorité sera donc de développer une culture de la sobriété dans la ville en commençant par montrer l’exemple au niveau des services de la municipalité, en sensibilisant les habitant·e·s et en favorisant les mesures qui permettent de soulager économiquement les ménages.

  • Adoption d’un plan de rénovation thermique des équipements municipaux.

Inscription de normes drastiques en matière d’isolation thermique dans le cadre de toute nouvelle construction ou d’une rénovation.

Négociation avec les bailleurs sociaux pour engager des travaux de rénovation thermique.

Soutien aux particuliers pour solliciter les aides publiques dans le cadre de travaux de rénovation thermique.

Le saviez-vous ? 76 % de la consommation d’énergie des communes provient des bâtiments (écoles, gymnases, piscines…). Source : Ademe.

  • Adoption d’un plan de développement des énergies renouvelables s’appuyant sur Électrons solaires et Enercoop.

 

Les Lilas, ville cyclable

Le vélo ne représente que 2 % des déplacements aujourd’hui et il est pratiqué par moins de 10 % de la population. Il est pourtant une piste incontournable pour répondre à de nombreux problèmes : pollution, embouteillages, saturation des transports en commun, santé,… Afin d’accroître cette pratique, il faut proposer des conditions de circulation pour les vélos dans lesquelles les citoyen·ne·s se sentent en sécurité.

Le saviez-vous ? 91 % des gens estiment qu’il est important d’être séparé de la circulation motorisée.

Le travail à faire aux Lilas est considérable. Une politique volontariste peut permettre de rattraper ce retard et contribuer à redessiner une ville douce et conviviale où la place des voitures recule :

  • Définition d’un nouveau plan de circulation pour les Lilas (voies chargées avec séparation voiture/vélo, voies à faible trafic) dans le cadre des instances de la démocratie coopérative (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative), associant tous ceux et toutes celles qui le souhaitent (par exemple, les commerçant·e·s qui sont directement concerné·e·s du fait du stationnement nécessaire de leurs client·e·s).
  • Mise en place d’un comité « vélo » régulier aux Lilas (et au niveau de l’intercommunalité).
  • Création de véritables zones 30 (vitesse limitée à 30 km/h, piéton·ne·s traversant où ils et elles le souhaitent, toutes les rues en double sens cyclable). Ex. : rue de Romainville, quartiers du lycée et du collège.
  • Multiplication des stationnements vélo: devant les écoles, devant le lycée et le collège (financement région et département), devant la station de métro, rue de Paris pour les commerces.
  • Généralisation du cédez-le-passage cycliste aux feux.
  • tude pour la mise en place d’une aide à l’achat pour les particuliers, pour les entreprises (vélos cargos avec remorques) et pour l’implantation d’une location de vélos dont le coût est indexé sur les ressources.
  • Proposition d’une indemnité kilométrique au personnel municipal qui utilise le vélo comme moyen de transport pour se rendre au travail.
  • quipement du centre de loisirs en vélos pour en permettre l’apprentissage et création d’une piste cyclable d’apprentissage accessible à tous et à toutes.
  • Installation de pompes à vélo publiques et en libre accès (comme c’est le cas à Paris).

Vers le biologique et le local

 

Pour une cantine 100 % biologique, locale, saine et durable

De la santé à la sauvegarde de la planète en passant par la qualité des lieux humains, la restauration collective véhicule des enjeux importants. Il est temps de réenclencher le progrès qui avait été amorcé il y a 7 ans sous la pression du collectif « Pas d’usine, on cuisine ». Pour cela, en coopération avec les citoyen·ne·s, les associations et réseaux existants, deux chantiers peuvent être conduits en parallèle :

  • Une amélioration de l’existant en durcissant les exigences vis-à-vis du prestataire (taux de produits biologiques, locaux et de saison, suppression du plastique et de la cellulose, deux repas végétariens pour tous et toutes par semaine)
  • La construction d’un important projet, celui d’une cantine publique de proximité, à taille humaine, avec le nombre nécessaire de cuisinier·ère·s formé·e·s, permettant le développement sur notre territoire d’une politique alimentaire responsable.

cela s’ajoute bien sûr :

  • Le renforcement de l’éducation à l’alimentation et de la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Pour plus de détails, voir notre site Internet.

Le saviez-vous ? 75 % des terres agricoles dans le monde servent à élever du bétail, 65 % de la déforestation en Amazonie brésilienne est destinée à la culture de nourriture pour le bétail.

Accompagner le développement de la monnaie locale citoyenne, « la Pêche »

Nous souhaitons accompagner le développement de la monnaie locale, la Pêche, aux Lilas. Déjà implantée dans les villes voisines, elle permet d’encourager l’économie locale, de développer les liens entre les acteur·rice·s locaux·ales, de favoriser l’économie réelle. Elle est aussi un outil pour réduire notre empreinte écologique.

En effet, la Pêche encourage la production biologique, les circuits courts, la juste rémunération des producteur·rice·s et le commerce équitable. Les entreprises membres s’approvisionnent et proposent, autant que possible, des produits écologiques (locaux, végétaux, de seconde main, en matières recyclées ou renouvelables…).

Pour plus de détails, voir notre site Internet.

Et aussi

  • Installation des récupérateurs des eaux de pluie pour le nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs, l’alimentation des toilettes des bâtiments publics.
  • Incitation forte au « zéro déchet », notamment dans un travail avec les commerçant·e·s (*Développer et protéger les commerces de proximité), par la mise en place d’un dispositif de consigne pour les bouteilles en verre et par le développement intensif du compostage des biodéchets. À cela doit s’ajouter un important chantier au niveau d’Est Ensemble qui a la compétence en la matière.
  • Soutien aux associations de collecte des invendus.
  • Soutien au développement des ressourceries associatives et publiques (espace de récupération d’objets ou vêtements destinés à être donnés ou vendus à bas prix) et à la création d’un site internet dédié permettant de connaître les associations et lieux de dons.
  • Encouragement au développement de recycleries et ateliers coopératifs: réparation et recyclage d’objets afin d’optimiser leur durée de vie (par exemple pour les vélos).
  • Fourniture aux écoles d’équipements fabriqués dans une démarche d’écoconception (* Une école ouverte)
  • ducation à l’écologie sur le temps périscolaire en lien avec des associations (*Une école ouverte)
  • Fin de la publicité non locale dans l’espace public ce qui nécessite une révision du Règlement local de publicité (RLP).
  • Engagement de la municipalité à ne pas faire de feux d’artifice, spectacle à la fois cher et puissamment nocif pour l’environnement

Le saviez-vous ? Le feu d’artifice du 14 juillet à Paris avec 30 tonnes de poudre projette ainsi dans l’atmosphère 14,7 tonnes de CO2, l’équivalent d’un trajet de 67 000 km en voiture essence.

  • Inscription dans les critères de choix des marchés publics de la localisation des entreprises, de l’impact écologique de leur activité et du respect des droits sociaux.
  • Fin de l’usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) et de produits susceptibles de nuire aux animaux (*Un autre rapport aux animaux) dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux.

Au niveau d’Est Ensemble, un chantier prioritaire à défendre : une régie publique de l’eau, bien commun de l’humanité.

En 2017, Est Ensemble a décidé de ne pas rejoindre le Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) qui délègue la gestion de l’eau à la multinationale Veolia. Il est grand temps de passer à l’étape suivante et de créer une régie publique de l’eau. Les élu·e·s du Printemps lilasien qui siègeront au conseil de territoire d’Est Ensemble ne se contenteront pas de déclarations : ils et elles seront de ceux et celles qui agissent dans le but que la régie publique de l’eau devienne une réalité.

Pour rendre l’eau accessible à tous et toutes.

Pour une eau moins coûteuse et un entretien des infrastructures garant de l’intérêt général et de la limitation des fuites.

Pour mettre en place, dans la lignée de la démocratie coopérative proposée (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative), une cogestion avec les citoyen·ne·s.

Pour lutter contre la surconsommation en mettant en place une tarification progressive et la gratuité des premiers mètres cubes d’eau.

Pour étudier la possibilité d’une tarification différenciée selon les usages (professionnels, domestiques, administratifs) et les mésusages (confort, luxe).