Notre programme : Des liens humains pour la sûreté de tous les Lilasiens et de toutes les Lilasiennes

Des liens humains pour la sûreté de tous les Lilasiens et de toutes les Lilasiennes

 « La violence a coutume d’engendrer la violence. » Eschyle

Les Lilas sont aujourd’hui confrontés à de graves problèmes de violence avec notamment des rixes entre jeunes et un sentiment d’insécurité croissant dans certains quartiers.

On peut y lire les conséquences d’une dégradation générale de notre société : affaiblissement majeur des services publics, inégalités croissantes, chômage et conditions de travail, perte de sens, culture de masse, atomisation du collectif au profit de la responsabilité individuelle, etc. Sans prétendre régler une crise sociale qu’accroît de jour en jour la politique gouvernementale, la municipalité peut s’efforcer d’y faire rempart et c’est bien ce que nous proposons au fil de ces pages car c’est en luttant contre la violence faite aux individu·e·s qu’on lutte contre les violences dans une ville.

Et puis, il y a l’humain, le commun, les liens.

Loin des solutions toutes faites et de la technologie, il y a urgence de réintroduire beaucoup plus fortement dans la ville une présence humaine, des possibilités de rencontre, des espaces de partage pour développer des relations humaines à la fois apaisées et plus denses.

Le droit à la sûreté

 

La sûreté est, avec la liberté, la propriété et la résistance à l’oppression, l’un des quatre « droits naturels et imprescriptibles de l’homme », selon l’article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. La sûreté, c’est le droit de tout citoyen·ne à la protection de la loi contre les violences.

Aux Lilas, il y a eu quatre décès en deux ans dans le cadre d’affrontements entre mineur·e·s. Nous ne croyons pas aux solutions technologiques. Nous pensons qu’il faut, d’urgence, rétablir de l’humain et des liens. Tout ce programme tend vers cela. Et ce n’est pas un hasard…

Pareillement, pas de chapitre dédié aux jeunes : regardez bien, nombre de propositions les concernent, dans chacun des chapitres. Tout le programme tend vers l’émancipation de la jeunesse. Ce n’est pas un hasard non plus…

Mettre un accent fort sur la prévention

  • Renforcement des effectifs des éducateur·rice·s de rue.

Les éducateur·rice·s de rue font partie des métiers du lien. Ils et elles ont le savoir-faire et la formation nécessaire pour tisser des relations de confiance avec les jeunes, les familles et les institutions. Leur présence est un vecteur puissant d’apaisement.

  • Mise en place d’une cellule de prévention permanente (ou « club de prévention ») selon les règles de la démocratie locale coopérative (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative).
  • Accroître la fréquence des réunions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et lui donner une dimension i La régularité de réunions du CLSPD est essentielle. Le respect des décisions qui y sont prises aussi.
  • Faire de la sûreté un sujet traité au niveau d’« Est Ensemble » afin que des solutions intercommunales soient trouvées et mises en œuvre.
  • Informer les habitant·e·s sur les initiatives conduites dans d’autres villes (exemple de la « brigade des mères » associant les mères de famille d’un même quartier)
  • Négocier avec le conseil départemental la construction d’un nouveau collège aux Lilas. Le collège Marie Curie est aujourd’hui en sureffectif.
  • Repenser en profondeur les espaces publics (*Des espaces en partage)
  • Développement de la présence humaine dans les quartiers en favorisant l’occupation des rez-de-chaussée d’immeubles (*Des espaces en partage *Une ville en culture), l’implantation de commerces dans les zones qui en manquent (*Des quartiers décloisonnés), le développement de projets culturels en dehors du centre-ville (*Une ville en culture), une réflexion globale sur l’espace public (*Des espaces en partage).
  • Mise à l’étude de la création de maisons de quartier permettant aux habitant·e·s de se rencontrer, de mettre en place des projets, d’échanger leurs savoirs, de créer des liens intergénérationnels.

Renforcer les capacités de la police municipale

Le saviez-vous ? Le commissariat central des Lilas, couplé avec le commissariat subdivisionnaire de Bagnolet, compte 172 agent·e·s — gradé·e·s, gardien·ne·s de la Paix et administratifs — pour une population d’environ 103 000 habitants et répartis sur les 4 communes du Pré-Saint-Gervais, des Lilas, de Romainville et de Bagnolet. Cela représente 1 policier·ère pour 600 habitant·e·s, soit 2 fois moins que la moyenne nationale.

  • Augmentation du nombre de policier·ère·s grâce, notamment, au basculement en policier·ère·s municipaux·ales d’ASVP (contrats d’agent·e de surveillance de la voie publique) pour ceux et celles qui le souhaitent.
  • Présence d’un·e référent·e-sûreté municipal dans les instances du territoire : préfecture, commissariat des Lilas.
  • Développement du réseau des policier·ère·s municipaux au niveau d’Est Ensemble (échange d’informations).
  • Association de la police municipale au réseau des éducateur·rice·s de la ville et des autres communes avoisinantes.
  • Formation continue des effectifs, notamment aux techniques d’interpellation non armées, au-delà des obligations minimales.
  • Redéploiement des effectifs pour occuper le terrain et renouer les liens avec la population, dans tous les quartiers.

Les caméras de surveillance.

Le saviez-vous ? Si, aux Lilas, nous sommes sous la moyenne du nombre de mètres carrés de verdure par habitant·e, nous lui sommes très largement supérieurs dans un tout autre domaine : la vidéosurveillance. Pour rappel, nous aurons 106 caméras, soit 1 pour 221 habitant·e·s. À ce rythme, notre ville est en passe de battre le record de Christian Estrosi à Nice.

Une mesure disproportionnée et budgétivore.

La municipalité a pris la décision, quelques mois avant les élections, sans aucune consultation, de déployer un vaste, très vaste, dispositif de vidéosurveillance, apportant ainsi aux drames du décès de plusieurs mineurs une réponse à la fois contestable (l’efficacité de la vidéosurveillance est loin d’être avérée) et coûteuse (un investissement de 2 300 000 € HT, financé par l’État à hauteur de 1 069 800 € et un coût en fonctionnement important chaque année pour le fonctionnement du centre de surveillance urbain et l’entretien du matériel).

La future majorité héritera donc de ce déploiement disproportionné et budgétivore.

Elles seront là ? Testons la chose et prenons les décisions qui s’imposent avec les Lilasien·ne·s.

Le Printemps lilasien mettra en place, dans le cadre de la démarche de démocratie coopérative, un comité de citoyen·ne·s, technicien·ne·s et spécialistes, en charge de suivre le fonctionnement de ce dispositif afin d’en assurer une gestion démocratique.

Au bout de deux ans maximum, il réalisera un bilan afin d’en mesurer les résultats. Si ceux-ci ne sont pas satisfaisants, un démantèlement total du réseau sera opéré et le budget de fonctionnement, ainsi que les effectifs, seront redéployés vers des moyens humains.

Des espaces en partage

 

Les rixes et les morts tragiques qui s’en sont suivies ces dernières années aux Lilas se sont toutes déroulées dans les quartiers de l’Avenir ou des Sentes. Beaucoup de leurs habitant·e·s regrettent que leur quartier soit, en quelque sorte, la banlieue du centre-ville, aux commerces insuffisants ou absents, aux services publics insuffisants ou absents, aux lieux de vie, de culture et de partage insuffisants ou absents. Ces insuffisances et ces absences ont eu pour conséquence de créer un immense vide que des bandes occupent régulièrement. Face à cette problématique avant tout urbaine et sociale, la seule réponse sécuritaire (répression, vidéosurveillance) sera in fine inefficace. Il est donc impératif de décloisonner, de désenclaver pour qu’il n’y ait plus qu’un seul territoire indivisible sur notre commune : Les Lilas.

 

Ouverture des locaux municipaux et recherche de nouveaux locaux

 

Les collectifs, associations, acteur·rice·s de la ville ont besoin de lieux pour se réunir et exercer leurs activités. La ville des Lilas ne parvient pas à répondre à cette demande. Il est donc urgent de faire preuve d’imagination :

 

  • Mise à disposition des écoles le week-end, du hall du théâtre du Garde Chasse et d’autres espaces libres temporairement. Cela permettra de répondre en partie à ce besoin tout en faisant de ces locaux de vrais lieux de vie.
  • Transformation de l’hôtel de ville en « maison commune » (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative). Les élu·e·s réalisant des rendez-vous dans les différents quartiers de la ville, la maison commune pourra renforcer l’accueil des réunions d’associations et collectifs citoyens. Elle sera également un lieu ouvert et convivial, grâce à un réaménagement du hall d’accueil dans la perspective d’en faire un lieu de vie et de citoyenneté animé.
  • Publication en ligne du planning des salles disponibles.
  • Travail sur les rez-de-chaussée d’immeubles. Il s’agit de transformer l’existant lorsque cela est possible et exiger une destination ouverte (ateliers, salles de quartier, relogement d’une association) pour toute nouvelle construction.

Des espaces publics repensés

 

Faire un état des lieux au niveau de la ville, élaborer et mettre en œuvre les choses collectivement.

Il n’est pas possible de penser la ville de manière fragmentée et sans ses habitant·e·s. Il faut aussi savoir mobiliser des spécialistes, en faisant appel par exemple aux étudiant·e·s en urbanisme et architecture ou, si besoin, à des personnes expérimentées.

L’objectif, aussi complexe que passionnant, sera de penser les espaces pour que tout le monde ait sa place, pour que la ville soit un lieu d’échange et de rencontre, pour que chacun·e puisse s’arrêter dans le cours souvent trop rapide des journées.

Nos premières propositions :

  • Du mobilier urbain choisi avec les habitant·e·s et fabriqué dans un principe d’écoconception.
  • Un éclairage repensé (*Un autre rapport à la nature pour favoriser la biodiversité *Le droit à la sûreté).
  • Travaux d’aménagement des trottoirs pour favoriser la circulation des usager·ère·s en fauteuils, déambulateurs et poussettes.
  • Des bancs publics: ils ont disparu et il est primordial de les réintroduire dans l’espace public comme endroits de convivialité pour toutes et tous et des occasions de halte pour les personnes les plus fragiles.
  • Des zones piétonnes et débétonisées (*Un autre rapport à la nature pour favoriser la biodiversité)

Espaces de vie et de rencontre, îlots de fraicheur, ces zones auront non seulement des vertus écologiques mais seront également un puissant vecteur de lien social.

  • Une présence humaine renforcée: occupation des rez-de-chaussée (cf. ci-dessus), éducateur·rice·s de rue (*Le droit à la sûreté), ouverture de certains commerces le soir, etc.
  • Généralisation de l’ouverture des parcs jusqu’à 23 h en été.
  • Débat public sur les noms de rue et de place. Des propositions : donner à une rue le nom de Rachid Taha, décédé aux Lilas le 11 septembre 2018 et renforcer la présence des noms de femme.
  • Maîtrise des usages de l’espace public en accordant des licences pour le déploiement d’un nouveau service (tel qu’un service d’autopartage) uniquement après consultation des citoyen·ne·s et en privilégiant les modèles réellement coopératifs.

Une ambition pour les Sentes et l’Avenir

Il y a « deux Lilas », disent beaucoup d’habitant·e·s. Ne serait-ce pas un peu vrai ? Les quartiers des Sentes et de l’Avenir sont différents du centre-ville à bien des égards et pâtissent d’une absence de volontarisme et de réflexion globale.

Ce programme apporte au fil des pages les premières réponses : espaces publics repensés (*Des espaces en partage), commerces de proximité (*Développer et protéger les commerces de proximité), éducateur·rice·s de rue (*Le droit à la sûreté), présence des arts et de la culture (*Une ville en culture), maisons de quartier (*Le droit à la sûreté), etc.

Mais il convient de ne pas s’arrêter à des réponses ponctuelles et nécessairement partielles. Le Printemps lilasien propose d’initier, dans le cadre de la démarche de la démocratie coopérative, un vrai travail de fond avec les habitant·e·s de ces quartiers. Un diagnostic, des propositions, des choix et des projets concrets dans ces quartiers avec et pour leurs habitant·e·s : c’est ce que nous proposons.

Réviser en profondeur le projet de nouveau quartier « Grands Lilas »

Grands Lilas, c’est le nom d’un nouveau quartier qui doit sortir de terre dans les prochaines années aux alentours de la tour TDF. L’équipe municipale s’est dépêchée de ficeler ce projet en 2019 avec le promoteur immobilier Cibex avant les élections et le présente comme « innovant et ambitieux ». Sur le papier, le nouveau quartier présente beaucoup d’atouts (nouveaux logements, espaces verts, locaux d’activité, restaurant, etc.).

En réalité, c’est un projet fait à la va-vite, conçu sans ambition pour les Lilasien·ne·s.

Le projet ne comporte aucun logement social pour les familles. Alors que le taux de logement social aux Lilas est bien plus bas que celui des villes voisines (23 % contre 37 % en Seine–Saint-Denis) et que la liste des demandeur·euse·s de logements sociaux s’allonge d’année en année. Les logements créés seront des bâtiments rutilants de quatre étages seulement, vendus exclusivement sur le marché immobilier privé, dont on peut supposer que le prix de vente au mètre carré sera parmi les plus élevés de la commune. Loin de profiter aux Lilasien·ne·s, ce projet attirera des Parisien·ne·s à hauts revenus. C’est un véritable projet de « gentrification » en marche !

La ville n’a exigé du promoteur, en contrepartie de cette très rentable opération de construction-vente, l’édification que d’un seul équipement collectif : un gymnase. On ne sait pas si celui-ci sera accessible à tous les Lilasien·ne·s, à quelle condition, et sur quels créneaux horaires.

Le nouveau quartier sera encerclé par le mur d’enceinte actuel de type Vauban et l’unique entrée prévue à ce jour se fera par l’Avenue Schuman, c’est-à-dire dans la direction opposée au cœur de ville. La préservation du bois présent sur le talus actuel du fort est une excellente idée que nous saluons. Le maintien de zones sans présence humaine est essentiel pour la biodiversité.

Le projet doit comporter des locaux professionnels et associatifs. Mais la Ville reste floue sur les associations concernées et laisse libre le promoteur de vendre les bureaux aux entreprises de son choix (sans doute les mieux-disantes) sans prise en compte des réels besoins de la ville et de ses habitant·e·s.

Nous proposons de revoir l’accord qui lie Cibex à la Ville et d’élaborer un projet vraiment ambitieux, au service de la ville et des habitant·e·s sur le long terme.

  • Augmentation du nombre de logements, avec des bâtiments de 9 étages — c’est-à-dire d’une hauteur très inférieure aux actuels immeubles du quartier de l’Avenir —, ce qui permettra de financer des logements sociaux pour y loger les familles lilasiennes ainsi que des équipements publics.
  • Réservation d’une part d’au moins 30 % de logement sociaux familiaux dans les nouvelles constructions.
  • Un prix maximum de vente des logements privés fixé à l’avance pour ne pas favoriser la gentrification.
  • Une ouverture du quartier sur la ville repensée, avec notamment un accès par le sud et une meilleure articulation avec le quartier de l’Avenir, le collège Marie-Curie, l’école Paul Langevin et la maternelle Julie Daubié.
  • Négociation avec le promoteur de la construction d’au moins une crèche. S’assurer que le gymnase sera un équipement municipal de qualité, ouvert aux habitant·e·s et aux associations, dans les mêmes conditions que les autres équipements sportifs.
  • Réservation d’une part des locaux associatifs à des associations qui favorisent les liens intergénérationnels et l’animation locale, pour ne pas créer un nouveau quartier-dortoir sans âme.
  • Assurer à la Ville un droit de regard sur l’attribution des locaux professionnels en favorisant les activités à dimension locale, d’insertion sociale, respectueuses de l’environnement. Réserver une part de ces locaux aux travailleur·euse·s indépendant·e·s nombreux·euses aux Lilas et qui souffrent de la pénurie de bureaux bon marché.
  • Accompagnement d’un projet d’épicerie multi-services de proximité pour pallier le manque de commerces dans le quartier hors des heures de travail.

 

Logement pour tous et toutes

Comme l’ensemble des villes de la petite couronne, la ville des Lilas se gentrifie très rapidement. La politique du logement a été largement transférée à Est Ensemble mais la municipalité peut néanmoins peser dans les négociations pour renforcer et mieux répartir sur le territoire communal les logements sociaux et très sociaux, opposer son refus à la privatisation, protéger et aiguiller les Lilasien·ne·s dans leurs démarches.

  • Refus de privatisation du logement social prévue par la loi ELAN (refus d’avis conforme pour la vente de logements sociaux dans le quartier des Sentes) et négociation d’un engagement « zéro vente » sur le territoire municipal de la part des entreprises sociales de l’habitat.
  • Définition d’une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, imposant des normes écologiques pour toute nouvelle construction, donnant priorité d’acquisition aux demandes des habitant·e·s de la commune, précisant la typologie, les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti spéculatives.
  • Amélioration de l’information et de la transparence dans l’attribution des logements sociaux (informations sur le site Internet de la ville).
  • Création d’hébergements d’urgence pour les femmes et les personnes LGBTQI+ ayant besoin d’être accueillies (*Lutte contre toutes les formes de discrimination).
  • Accompagnement des personnes mal logées pour leur maintien dans les lieux et/ou relogement dans le but d’éviter la gentrification.
  • Développement d’outils de prévention contre les expulsions locatives : commission de prévention des impayés locatifs avec les bailleurs, permanence d’aide juridique, médiation, etc.
  • Développement l’habitat participatif

Il est utile d’inciter et d’accompagner l’habitat participatif qui est rendu possible par la loi ALUR et s’est développé dans des villes proches (à Montreuil notamment). Il se caractérise par l’implication des habitant·e·s dans la conception, la production, la gestion de leur cadre de vie et un engagement fort dans la mutualisation d’espaces et l’ouverture sur la vie de quartier. Il peut être développé avec le soutien d’Est Ensemble qui est membre depuis 2013 du réseau national des collectivités pour l’habitat participatif (RNCHP).

Au niveau d’Est Ensemble,

  • Appui à la mesure d’encadrement des loyers qui est un premier pas pour lutter contre la gentrification de la ville et positionnement pour un renforcement de cette mesure.
  • Dans le cadre du Programme local d’habitat (PLH), négociation pour un renforcement du taux de logement social (actuellement de 26 % aux Lilas) pour tendre vers 40 % et imposer une augmentation du nombre de logements très sociaux (du type PLAI — Prêt Logement Aidé d’Intégration).