Notre programme : Une ville solidaire et inclusive qui protège contre toutes les discriminations

Une ville solidaire et inclusive qui protège contre toutes les discriminations

 « Chacun est l’ombre de tous. » Paul Eluard

Sous le poids de logiques individualistes et néolibérales, peu à peu notre société se délite et se défait. Chacun·e se méfie de l’autre : tensions ou indifférences entre générations, entre voisin·e·s, stigmatisation et discriminations en tout genre.

À l’échelle de notre commune, un principe doit guider notre action : celui de la solidarité, dont le propre est de ne pas admettre l’exclusion.

Agir en faveur des plus pauvres ou des plus fragiles, des plus jeunes ou des plus âgés, lutter contre toutes les formes de discrimination, c’est rendre tangible ce devoir d’humanité en associant citoyen·ne·s, collectifs et associations dans nos quartiers.

 

L’exigence d’une justice sociale

 

La France compte aujourd’hui près de 9 millions de pauvres : cette précarisation de nos sociétés, nous la vivons et nous la voyons au quotidien, dans nos villes et dans nos quartiers. À rebours du principe de fraternité, pourtant au cœur de notre devise républicaine, c’est la logique du chacun·e pour soi qui semble primer. Pourtant, une ville peut et doit agir en faveur des plus pauvres en multipliant les actions de prévention et d’entraide, en favorisant des solidarités entre toutes et tous au nom de la justice sociale.

 

Devoir d’entraide

 

  • Un point d’accès au droit digne de ce nom.

Aux Lilas, une permanence juridique gratuite existe, mais elle est sous-dotée : un avocat est présent 2 h 30 par semaine pour 23 000 habitant·e·s. Nous souhaitons mettre en place un véritable point d’accès gratuit au droit avec des avocat·e·s sur rendez-vous, au moins un jour par semaine, en partenariat avec une association spécialisée et le Barreau de Seine–Saint-Denis.

  • Mise à disposition d’un local pour une bagagerie associative proposant gratuitement des casiers sécurisés et l’accès à des lave-linge et sèche-linge lors de permanences plusieurs fois par semaine.
  • Arrêté municipal d’interdiction des coupures d’eau et d’énergies.
  • Soutien à l’installation d’une épicerie solidaire (*Développer et protéger les commerces de proximité)
  • Refonte du quotient familial (*Une école ouverte)

Protection des droits des personnes migrantes

  • Mise en lien de toutes les structures concernées par l’accueil des personnes exilées.

Comme sur de nombreux sujets, la municipalité sollicitera et coordonnera les échanges et rencontres afin que de nouvelles collaborations s’inventent. Favoriser le dialogue entre RESF, la communauté éducative, les hôtels sociaux, le centre communal d’action sociale, les services du département concernés, etc. doit être une priorité.

  • Soutien à la mise en place d’ateliers de français langue étrangère (FLE) (avec la Croix rouge par exemple).
  • Poursuite des parrainages républicains de personnes sans papiers, de l’intervention des élu·e·s auprès des services de l’État pour soutenir les cas les plus difficiles.
  • Mobilisation des services et des habitant·e·s en cas de réquisition d’un bâtiment municipal par le Préfet pour aider les personnes accueillies.
  • Élaboration d’un fascicule permettant de recenser les aides en direction des sans-papiers et personnes démunies.
  • Campagne de sensibilisation, notamment auprès des jeunes pour permettre de renforcer les équipes de bénévoles (RESF notamment).
  • Mise en place d’un réseau de communes solidaires à l’échelle intercommunale.

 L’accessibilité pour tous et toutes

  • Objectif zéro lieu inaccessible (lieux et transports publics, commerces…) comme l’impose la loi.
  • Installation d’une boucle magnétique pour les personnes sourdes ou malentendantes, au Théâtre du Garde Chasse et dans au moins une salle de l’hôtel de ville devenu maison commune.
  • Création d’un service de livraison à domicile de produits issus des commerces de proximité lilasiens pour les personnes à mobilité réduite (*Développer et protéger les commerces de proximité *Le soin de nos aînés).
  • Accompagnement des personnes handicapées et leurs familles dans les démarches liées au handicap (physique, physiologique, psychique, cognitif…).
  • Amélioration de la signalétique de la ville avec et pour les personnes aveugles et malvoyantes (panneaux en braille, plans en relief aux points stratégiques, boutons d’arrêt aux feux).

 Le développement du numérique : pas sans l’humain.

  • Dématérialisation du service public local en l’accompagnant des personnels nécessaires pour épauler les personnes les plus éloignées des usages numériques, garantissant la liberté de choix entre démarche physique ou dématérialisée.
  • Médiation numérique. Développement, au-delà de ce qui est proposé par le Kiosque, d’espaces d’accès à Internet confidentiels et gratuits, respectant la neutralité du net (sans filtrage ni surveillance) et permettant d’assumer, en lien avec les associations, un rôle de médiation numérique.

 

Lutte contre toutes les formes de discrimination

Une ville résolument féministe

Le féminisme a déjà une longue histoire, mais reste pleinement contemporain. C’est un combat que le Printemps lilasien porte avec force et la conviction qu’au-delà de la lutte, il faut agir concrètement. Cela passe par un travail de fond et de long terme sur la représentation des femmes, mais aussi, dans l’immédiat, par une application des lois qui existent et des mesures à prendre dans tous les domaines (éducation, sport, urbanisme, petite enfance, commerce, etc.).

  • Création d’hébergements d’urgence pour les femmes victimes de violences, dans le cadre d’un réseau intercommunal pour permettre de les éloigner de leur agresseur.
  • Mise en place de cellules d’écoute dans un lieu ouvert pour les jeunes filles et les femmes.
  • Développement d’un réseau de « rez-de-chaussée refuges », c’est-à-dire de commerçant·e·s et habitant·e·s chez lesquels une femme suivie ou ayant subi une agression puisse trouver ponctuellement refuge.
  • Des espaces repensés (*Des espaces en partage), notamment les cours d’école où les filles puissent trouver leur place et les rues où des marches exploratoires avec la population concernée doivent permettre d’améliorer l’éclairage et la présence humaine.
  • Une mobilisation collective de celles et ceux qui éduquent nos enfants (personnels de crèches, écoles et périscolaire, assistant·e·s maternelle·s parents d’élève, structures culturelles et sportives) : élaboration d’un projet global au niveau de la ville, intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles, éducation à l’image (publicités sexistes par exemple qui seront, par ailleurs, interdites dans la ville), soutien des pratiques sportives luttant contre une approche genrée, etc.
  • Exemplarité de la municipalité en matière d’égalité femmes-hommes (égalité salariale, mais aussi dans le partage des responsabilités et promotions) et application du langage inclusif dans la communication de la collectivité
  • Plan de lutte contre le harcèlement sexuel au travail en lien avec les organisations syndicales de la collectivité
  • Développement des modes de garde (*Le soin des tout-petits).
  • Lutte contre la précarité menstruelle.
  • Mise en place d’un chantier, en coopération avec les principaux·ales concerné·e·s, les élèves, pour rendre les toilettes d’école utilisables.

Le saviez-vous ? La couleur de notre ville est le violet, celui des lilas… Or, le violet est la couleur des féministes depuis les années 70, même avant cela, c’était la couleur des suffragettes !

Une ville qui protège les personnes LGBTQI+

Jeunes, parents, adolescent·e·s, personnes âgées, tout le monde est concerné par la lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie. Les agressions, le mal-être, les préjugés et les maladresses des administrations, des soignant·e·s, le rejet de la famille, etc. sont des choses que doivent encore subir nombre de personnes LGBTQI+. Au niveau de la ville, avec l’aide d’associations comme Aides, le Mag, Contact ou SOS Homophobie, il est possible de faire beaucoup pour lutter contre cela :

  • Signature d’une charte de respects des droits.

La mairie est un employeur et membre du conseil d’administration de services sur la ville. Elle doit, à ce titre, signer et faire signer une charte de respects des droits. Elle peut également inciter les structures sportives à signer des chartes d’accueil.

  • Formation du personnel municipal concerné (agent·e·s administratif·ive·s, policier·ère·s, etc.) à l’accueil et au soutien des personnes LGBTQI+.
  • Communication de la ville inclusive et représentant la société dans sa diversité (*Lutte contre toutes les formes de discrimination *Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative).
  • Organisation d’événements, réflexions et expositions invitant à la tolérance, à l’occasion de la journée du 17 mai, journée de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la biphobie.
  • Prise en compte par le Kiosque qui doit s’emparer de ces sujets pour aider les jeunes particulièrement vulnérables au moment de la découverte de leur identité.
  • Retrait des spécifications de genre dans les formulaires administratifs municipaux.

Et pour tous,

  • tude pour la mise en place d’un point d’accueil (éventuellement mobile) et d’un numéro vert, pour le signalement et l’accompagnement des victimes du racisme, du sexisme, de LGBTIphobies.
  • La commune s’associera à tout dépôt de plainte d’une victime de racisme, de sexisme, ou de LGBTIphobie, en se constituant partie civile.
  • Campagnes de sensibilisation

Un accès au soin facilité, une prévention élargie

Au-delà de la lutte pour la sauvegarde du service public hospitalier à laquelle elle peut s’associer avec d’autres communes voisines, la municipalité doit faciliter l’accès aux soins et développer la prévention.

  • Étude pour la création d’une mutuelle communale.

Qu’est-ce qu’une mutuelle communale ? La municipalité recense les habitant·e·s intéressé·e·s pour négocier en groupe des conditions tarifaires nettement plus compétitives auprès d’une compagnie d’assurance (les cotisations peuvent ainsi être jusqu’à 60 % moins élevées pour le même niveau de prestation). L’idée est d’améliorer l’accès aux soins (notamment pour les travailleur·euse·s indépendant·e·s, personnes sans emploi, étudiant·e·s et personnes âgées, qui ne bénéficient pas d’une mutuelle d’entreprise) et de renforcer la solidarité des habitant·e·s de la commune.

  • Développement du centre de santé existant et incitation à l’implantation de généralistes et spécialistes.
  • Ouverture des vestiaires des gymnases et stades pour faciliter l’accès à l’hygiène gratuitement.
  • Campagne de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, perte de consentement… avec mise à disposition de matériel stérilisé afin de réduire les risques d’infection) et de sensibilisation aux dangers des addictions (tabac, drogues, alcool, jeux). Le 1erdécembre, participation active à la journée de lutte contre le VIH avec l’association Aides.
  • Étude pour la mise en place d’un équipement mobile intercommunal de consommations à moindre risque pour renforcer le suivi sanitaire et social des usager·ère·s de drogue, réduire les pratiques et les consommations à risque concernant toutes les drogues.

 

Le soin des tout-petits

320 bébés naissent chaque année aux Lilas et 62 % des moins de 3 ans bénéficient d’un mode de garde. Les places en crèche représentent 20 % des modes de garde et la majorité des enfants sont gardés par un·e assistant·e maternel·le. La ville en compte environ 110.

Au niveau des crèches.

  • Une procédure d’attribution des places en crèches plus transparente et plus rapide en unifiant les procédures de demande de place (crèches associatives, municipales ou départementales)
  • Création d’une crèche familiale municipale sur la base d’un projet construit avec les assistant·e·s maternel·le·s.
  • Envisager la création de places avec la crèche associative Ribambelle qui va bénéficier de nouveaux locaux avec l’aménagement du parc Lucie Aubrac (*Un projet respectueux du parc Lucie Aubrac). Nous veillerons à une mixité sociale plus grande dans cette crèche.

Du côté des assistant·e·s maternel·le·s.

  • Agrandissement du relais d’assistant·e·s maternel·le·s (RAM) afin que les assistant·e·s maternel·le·s puissent s’y rendre plus souvent avec les enfants.
  • Mise en place d’une aide municipale pour les revenus les plus modestes pour payer l’assistant·e maternel·le.
  • Rencontre régulière entre le·la délégué·e petite enfance et les syndicats d’assistant·e·s maternel·le·s des Lilas afin d’améliorer les conditions de travail.

Des espaces pour les petit·e·s, des lieux pour les parents.

Avec la fermeture du BaràGosse et la disparition de la ludothèque associative Jeuxdesenbulles, il est indispensable de recréer aux Lilas un lieu ludique d’éveil pour les petit·e·s et un lieu agréable pour les parents.

Le saviez-vous ? C’est le syndicat CGT des assistant·e·s maternel·le·s des Lilas qui a obtenu de la mairie, après de nombreuses entrevues, la pause de la clôture autour des jeux des tout-petits à Lucie Aubrac et le portail d’arrêt parc Simone Veil. On leur dit merci !

Le soin de nos aîné·e·s

« Du commun et du lien ». Ce lien, c’est aussi celui entre les générations. Nous souhaitons développer les relations entre les habitant·e·s, et avons la certitude que nos jeunes ont beaucoup à apprendre de nos aîné·e·s et inversement :

  • Adaptation des infrastructures municipales aux besoins des personnes âgées, par exemple à travers la création de parcs sportifs dédiés à des activités physiques douces et accessibles à tous et à toutes.
  • Création d’un service de livraison à domicile de produits issus des commerces de proximité lilasiens pour les personnes à mobilité réduite.
  • Organisation de repas partagés par les élèves des écoles et les membres des associations de seniors/pensionnaires de maisons de retraite
  • Lien entre les séniors et les écoles, le périscolaire afin de permettre aux premiers de se porter volontaires pour être accompagnateur·rice·s et animateur·rice·s d’activités périscolaires
  • Réduction de la fracture numérique (*L’exigence d’une justice sociale)
  • Organisation de stages citoyens pour les jeunes au sein des services publics municipaux et des maisons de retraite.