Notre programme : Place à l’imagination pour une ville intelligente, active et créative

Place à l’imagination pour une ville intelligente, active et créative

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant » Proverbe africain

La santé d’une ville ne se mesure pas uniquement à son taux d’endettement et autres indicateurs économiques. Elle se lit avant tout dans l’épanouissement individuel et la capacité à créer du collectif. Pour cela, il y a avant tout l’éducation qui forme les citoyen·ne·s de demain. Il y a aussi tous les vecteurs d’émancipation (la culture, le sport) et de liens (les commerces, les associations). Si les Lilas sont riches en la matière, il y a de quoi, dans le cadre d’une politique globale et cohérente, créer une plus grande émulation et développer les ambitions. Le Printemps lilasien a celle d’une ville où chacun·e trouve de quoi se nourrir et grandir, quels que soient son âge et sa situation, d’une ville où l’on accompagne les initiatives, d’une ville où l’on va chercher et l’on guide celles et ceux qui n’osent pas ou ne savent pas.

 

Une école ouverte sur la ville

Le saviez-vous ? La municipalité n’intervient pas dans les programmes scolaires mais reste responsable des locaux scolaires, de l’organisation des activités périscolaires. Les fermetures et/ou ouvertures de classe sont décidées par l’inspection académique après consultation de la municipalité. Le salaire des enseignant·e·s leur est versé par le ministère de l’Éducation, celui des intervenant·e·s du périscolaire par la municipalité.

En apportant des moyens et des ressources, en étant facilitatrice et animatrice de coopérations, en soutenant les projets et les luttes, la municipalité peut et doit jouer son rôle pour aider l’école à être :

  • le lieu d’une plus grande égalité entre les élèves,
  • un exemple en matière de transition écologique,
  • un espace de coopération et d’échanges ouvert sur l’extérieur.

L’école pour tous et toutes

  • Refonte du quotient familial pour le rendre plus juste : un mode de calcul plus équitable, plus de tranches pour s’adapter au mieux à la réalité des revenus de chaque famille et soulager celles qui sont les plus démunies. Plus de lisibilité et de transparence pour les familles lilasiennes.
  • Refus de toute fermeture de classe non justifiée sur le territoire de la commune.
  • Objectif d’un·e agent·e territorial·e spécialisé·e des écoles maternelles (ATSEM) à temps plein par classe.
  • Mise en place d’un « espace parents » dans chaque établissement, dans le but d’inciter un plus grand nombre de parents à s’investir dans la vie de l’école.
  • Étude et modifications éventuelles de la sectorisation avec pour objectif une plus grande mixité sociale.
  • Développement des actions de soutien scolaire et aide aux devoirs en lien avec les associations et habitant·e·s.
  • Scolarisation effective de tous les enfants présents sur le territoire communal: tous les enfants (qu’ils soient handicapés, Roms ou sans papiers…) sont assujettis à l’obligation scolaire et doivent donc être accueillis.
  • Arrêt des aides non inscrites dans les textes de loi aux écoles privées (avec ou sans contrat).
  • Engagement à fournir tout le matériel scolaire pour une école gratuite.

Des écoles exemplaires en matière d’écologie

  • Vers une cantine 100 % biologique, locale, saine et durable (*Vers le bio et le local)
  • Encouragement et accompagnement des écoles souhaitant mettre en place des jardins potagers (après analyse des sols).
  • Création de « cours d’école oasis » à l’occasion de toute rénovation de cours (*Un autre rapport à la nature pour favoriser la biodiversité).
  • Fourniture aux écoles d’équipements fabriqués dans une démarche d’écoconception (*Et aussi pour l’Écologie).

Des écoles en lien avec les autres

  • Incitation au développement de partenariats avec les structures culturelles et sportives de la ville ainsi que des associations nationales: dans le cadre du projet éducatif de la ville et grâce à la signature de conventions avec des associations diverses, la municipalité fournira ainsi aux enseignant·e·s des possibilités de collaborations multiples.
  • Création d’une instance de dialogue régulière permettant à chaque groupe scolaire d’échanger avec les autres acteurs de la ville: le centre communal d’action sociale (CCAS), les centres de protection maternelle et infantile (PMI), le centre médico-psychologique (CMP), les éducateur·trice·s de rue, les associations concernées (RESF notamment). Cette instance doit permettre de croiser les informations et les ressources pour mieux aider les enfants en situation de handicap, de précarité sociale, de difficulté familiale ou sans papiers.
  • Recrutement d’intervenant·e·s extérieur·e·s en plus grand nombre.
  • Facilitation des jumelages avec d’autres régions (outre-mer notamment, *Une ville ouverte) et d’autres pays.

Un périscolaire redynamisé.

  • Proposition aux équipes d’animateur·trice·s de formations stimulantes et adaptées aux besoins.
  • Éducation des enfants sur le temps périscolaire (éducation à l’image, l’écologie, l’égalité femme-homme, la protection animale, les arts, etc.), grâce à la formation des animateur·trice·s et l’implication massive d’intervenant·e·s extérieur·e·s, notamment du milieu associatif.
  • Incitation des parents à s’intéresser et s’investir dans la vie du centre de loisirs.

Développer et protéger les commerces de proximité

Proposer des produits de qualité et respectueux de la planète, favoriser le lien social, participer à la qualité du cadre de vie, dynamiser l’emploi local, etc. : les commerces de proximité sont appréciés par tous et toutes et participent fortement à l’identité lilasienne.

Mais, depuis plusieurs années, on constate que les commerces de la ville s’uniformisent (on ne compte plus les banques, agences immobilières, fast-foods, etc.), que les grandes surfaces prennent une place croissante, que les commerces de proximité traversent de grandes difficultés (concurrence de l’e-commerce, de Paris, etc.). Il n’y a aucune fatalité à cela, de nombreuses solutions peuvent être mises en œuvre pour revitaliser le commerce de proximité.

  • Création d’une nouvelle délégation d’élu·e dédiée au commerce.
  • Incitation à recréer et dynamiser l’association des commerçant·e·s.
  • Maintien et développement les commerces dans les quartiers de l’Avenir et des Sentes par une utilisation ciblée (voire une extension) du périmètre de sauvegarde du commerce et par une attention à la destination des rez-de-chaussée d’immeubles pour toute nouvelle construction (*Des espaces en partage).
  • Aide à l’installation de boutiques éphémères et à leur éventuelle pérennisation.
  • Expérimentation d’une conciergerie automatique commerciale: directement accessible depuis la rue, elle permet de récupérer à toute heure des achats réalisés sur un portail Internet commun auprès des commerçant·e·s lilasien·ne·s ou d’Est Ensemble, adhérent·e·s à l’association des commerçant·e·s.
  • Création d’un service de livraison à domicile de produits issus des commerces de proximité lilasiens pour les personnes à mobilité réduite (*Vers le biologique et le local).
  • Accompagnement du développement de la monnaie locale, la Pêche, aux Lilas qui permet de favoriser les commerces de proximité (*Vers le biologique et le local).
  • Soutien à l’installation d’une épicerie solidaire et incitation au zéro déchet (*Et aussi pour l’écologie).

 

Une ville en culture

Dans un contexte global de fractures socio-culturelles croissantes, de fragilisation de l’accès à l’art pour tous et toutes et de précarisation des artistes, dans une société qui vend du divertissement et confisque les imaginaires, il est plus que jamais urgent de défendre, de développer, et de nourrir les liens que les Lilasien·ne·s entretiennent avec l’art et la culture, de permettre l’émerveillement au cœur de la cité en y soutenant activement la création, l’échange et la transmission.

Les Lilas sont dotés d’une réelle richesse, ne la négligeons pas. Reste à lui donner plus d’ampleur, d’espace, de cohérence et de liant.

Favoriser l’accès à la culture et la transmission

  • Développement de l’offre d’enseignement artistique du centre culturel, notamment par un abaissement de la limite d’âge pour la pratique musicale (12 ans actuellement, ce qui ne permet pas de pallier le manque de places au conservatoire pour les plus jeunes).
  • Accès à un enseignement artistique pour toutes et tous grâce, notamment, à une politique tarifaire liée au quotient familial au centre culturel (cf. refonte du quotient familial *Une école ouverte).
  • Proposition, au niveau d’Est Ensemble, d’un renforcement de l’offre des conservatoires, en augmentant le nombre d’enseignant·e·s diplômé·e·s, en favorisant la diversité des pratiques, en ouvrant un département théâtre au conservatoire des Lilas (par conventionnement avec des compagnies théâtrales pour l’éveil et l’initiation) ainsi qu’une classe à horaires aménagés musique au collège Marie Curie.
  • Étude pour la mise en place d’un parc instrumental de prêt.
  • Renforcement des missions confiées aux structures culturelles en matière d’ancrage territorial (éducation artistique et culturelle notamment en lien avec les crèches, les écoles, et le centre de loisirs, spectacles hors les murs, etc.).
  • Mise en lien des structures culturelles avec les associations de la ville pour permettre de développer des actions vers les populations les plus éloignées du champ culturel (ex. : quota de places réservées et quasi gratuites).
  • Expérimentation d’un bibliobus en lien avec la bibliothèque.
  • Étude pour la création d’un festival de cinéma en plein air en dehors du centre-ville et d’une salle dédiée à la pratique et à la diffusion artistique.
  • Installation d’une boucle magnétique pour les personnes sourdes ou malentendantes, au Théâtre du Garde Chasse (*Lutte contre toutes les formes de discrimination).

Multiplier les lieux d’expression et de création artistique

  • Recherche d’espaces de création, de fabrique, de recherche, d’exposition, d’expression et d’ateliers.
    Mise à disposition pour les artistes (entre autres) des écoles le week-end, du hall du théâtre du Garde Chasse et d’autres espaces libres temporairement (*Des espaces en partage)

Travail sur les rez-de-chaussée d’immeubles (*Des espaces en partage) permettant l’implantation d’ateliers et de salles de répétition.

  • Développement de partenariats avec des structures nationales (scène nationale de Bobigny, centre national de la danse à Pantin, centres dramatiques nationaux de Montreuil et de Saint-Denis…) pour permettre la venue d’artistes d’envergure aux Lilas. (résidences et diffusion).
  • Dans le cadre de la démarche de démocratie coopérative, travail avec les Lilasien·ne·s sur les manifestations existantes pour en clarifier le sens et la cohérence entre elles et développer, le cas échéant, de nouvelles idées modestes (ex. : diminuer les illuminations de Noël et dédier le budget à l’expression libre d’un artiste) ou de plus grande ampleur.
  • Favoriser la visibilité des artistes dans l’espace public: programmation de spectacles de rue notamment en dehors du centre-ville ; signature d’une convention avec les artistes intéressé·e·s pour une autorisation permanente de l’espace public (spectacles de rue, street art…).

Le sport au service de l’émancipation et de la création de lien social.

La ville des Lilas bénéficie d’un nombre important d’équipements sportifs et d’un tissu dense d’associations sportives. Mais ce potentiel est sous-exploité. Certaines installations sont vétustes, souvent saturées, les projets de rénovation peinent à voir le jour et les collaborations (entre associations et Ville, entre clubs sportifs et école, etc.) sont assurément à développer. Dans un contexte de destruction du lien social et de multiplication des violences entre les jeunes, il apparaît nécessaire de favoriser la promotion du sport sous toutes ses formes et des valeurs civiques qui y sont associées.

Nous souhaitons mettre le sport au service de l’émancipation individuelle, du vivre-ensemble et de la création de liens aux Lilas.

  • Réhabilitation du parc municipal des sports pour en faire un lieu de vie: installation d’un parcours sportif (équipements de fitness et de musculation, rénovation de la coursive en béton autour du stade), réhabilitation des vestiaires pour accueillir les clubs visiteurs dans des conditions dignes, réouverture au public du parc durant les créneaux scolaires pour garantir la sûreté grâce à la vigilance collective, installation d’un espace pique-nique.
  • Organisation d’une « Fête des Sports » au mois de juin: stands pour permettre aux associations de présenter leurs activités et de proposer des initiations aux débutant·e·s. ; grande course intergénérationnelle dans la ville pour faire la promotion du sport et faire découvrir les différents quartiers des Lilas.
  • Installations de bancs publics pour permettre aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite de se reposer lors de leurs trajets à pied (*Des espaces en partage).
  • Développement des partenariats entre associations sportives des communes d’Est-Ensemble et les écoles élémentaires pour la mise en place d’ateliers sportifs d’initiation animés par des personnels formés.

 

Une ville ouverte sur son environnement et le reste du monde

La ville des Lilas doit protéger son allure de village et tout ce qui concourt à son identité, aux liens entre ses habitant·e·s. Pour autant, elle doit prendre en compte l’environnement dans lequel elle se trouve et rester ouverte sur le monde.

  • Défense de projets et force de propositions au niveau d’Est Ensemble, en militant pour que les investissements bénéficient aussi aux Lilas.
  • Développement des coopérations avec le conseil départemental de Seine–Saint-Denis sur les questions sociales, éducatives et culturelles. Exemple : négociation pour l’implantation d’un nouveau collège aux Lilas.

Poursuite du travail avec le Grand Paris, le conseil régional d’Île-de-France et les services de l’État.

  • Développement d’un réseau de villes au niveau régional, voire national, qui défendent les mêmes valeurs. Participation aux actions des municipalités (dans le cadre de l’association des maires de France notamment) pour une hausse des dotations de l’État.
  • Mise en place d’un jumelage de la ville avec un territoire ultra-marin, dans un esprit de solidarité et de partage.
  • Mise en place de partenariats avec :

– des universités et écoles supérieures (de paysagistes, urbanistes, architectes, artisan·e·s,) ;

– des structures nationales (ex. : labels nationaux en Seine–Saint-Denis *Une ville en culture) ;

– des associations d’envergure nationale ou internationale et des organisations non gouvernementales (ATD Quart Monde, Greenpeace, Pas d’usine on cuisine, Aides, etc.).

Au niveau d’Est Ensemble

La municipalité s’associera à l’initiative « Territoires zéro chômeur longue durée » portée par Est Ensemble et militera pour l’inscription de quartiers lilasiens dans ce dispositif.

Il s’agit d’aider la mise en place d’une « entreprise à but d’emploi » : celle-ci embauchera en contrat à durée indéterminée (CDI) les chômeur·euse·s de longue durée qui le souhaitent ; elle développera des activités en fonction des besoins du quartier d’implantation, selon les compétences des volontaires et sans entrer en compétition avec les entreprises locales. Les salaires des personnes employées par l’entreprise à but d’emploi sont financés entre 50 % et 100 % par l’État. Ainsi les habitant·e·s au chômage de longue durée retrouveront un emploi et donc une meilleure insertion sociale et de nouveaux besoins seront couverts sur le quartier.