Notre programme : Une gestion sérieuse et audacieuse au service d’un projet politique

Une gestion sérieuse et audacieuse au service d’un projet politique

Le Printemps lilasien n’est pas en charge, à ce jour, de la gestion de la municipalité et à ce titre pas en capacité de chiffrer les mesures proposées et définir les redéploiements permettant de les financer. Il a cependant amorcé un travail de recherche dans le cadre de projets pouvant faire appel à des financements externes ou partagés : européens (par exemple sur les cours d’école Oasis), au niveau de l’intercommunalité, avec d’autres collectivités, par la sollicitation d’aides de l’État.

Il s’agira de gérer la ville avec sérieux, en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas que la gestion l’emporte sur le politique et en résistant le mieux possible aux règles de rigueur budgétaire imposées de manière inconvenante par l’État et les pouvoirs financiers.

Il s’agira aussi de réaliser des arbitrages : ceux-ci seront faits, dans le cadre de la démocratie coopérative, avec les Lilasien·ne·s et seront guidés par une priorité politique claire, à savoir l’alliance de l’écologie et de la justice sociale.

Des principes généraux pour guider la gestion

 

  • Non-reconduction, et si possible annulation, des délégations de service public et mise en place de régies publiques communales ou intercommunales (exemples : cantines ou eau *Engager les Lilas dans une écologie populaire) dans le but de réaliser des économies et de garantir un contrôle public et une co-gestion citoyenne.

Des services délégués au privé coûtent de 20 à 30 % de plus que des régies et services publics.

  • Refus de tout nouveau partenariat public privé (PPP) et commander une expertise juridique et financière en vue de dénoncer les PPP existants
  • Refus de tout transfert facultatif et optionnel de compétences aux intercommunalités pour préserver la démocratie et la proximité du service public
  • Exigence de l’augmentation des dotations (DGF, maintien de l’autonomie fiscale, compensation à 100 % de la suppression de la taxe d’habitation…) et organiser des actions, si nécessaires de désobéissance, coordonnées avec d’autres collectivités, pour exiger du gouvernement l’augmentation des dotations de l’État aux communes.
  • Refus de s’engager dans les « contrats de maitrise de la dépense publique » (contrat de Cahors) qui organisent l’austérité des finances locales
  • Travail avec des banques coopératives pour s’affranchir de la main mise des institutions financières
  • Refus de la notation des budgets de la commune et de l’intercommunalité par les agences de notation et privilégier la notation « extra-financière » qui évalue la durabilité des politiques en matière environnementale et sociale

Des mesures claires et réalistes

  • Audit interne du budget de fonctionnement afin de dégager des économies permettant de financer de nouvelles mesures prioritaires telles que le recrutement d’éducateur·rice·s de rue (*Le droit à la sûreté).
  • Un plan d’investissement sur les priorités politiques telles que la débétonnisation de l’espace public (*Un autre rapport à la nature pour favoriser la biodiversité)
  • Mise en place d’un plan de formation du personnel communal : sur la démocratie coopérative (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative), sur l’accueil des personnes souffrant de discriminations (*Lutter contre toutes les formes de discriminations), etc., et en fonction des besoins individuels.
  • Une clarification et une transparence dans l’attribution des aides aux associations, avec la mise en place de critères établis avec les citoyen·ne·s.
  • Pas de hausse de la fiscalité locale.
  • Une plus grande accessibilité des données, une communication municipale revisitée, des élu·e·s qui rendent des comptes, une réelle transparence (*Faire des Lilas une véritable démocratie locale coopérative).
  • Mise à l’étude d’une numérisation partielle du journal d’information municipal « Infos Lilas » permettant de générer des économies (a minima l’équivalent d’un poste d’éducateur·rice de rue).
  • Transition de l’administration municipale vers le logiciel libre.