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Conseils municipaux

Retour sur le conseil municipal du 30 juin 2021

Dernier conseil avant la pause estivale. Il a, notamment, été question :

– de la préemption d’un fonds de commerce.
C’est une première ! Et nous avons encouragé la majorité
→ à ne pas attendre 20 ans pour recommencer (c’est essentiel pour protéger les petits commerces),
→ à favoriser la diversité des commerces (pour toutes les bourses) → et, surtout, à élargir le périmètre de péremption (aujourd’hui restreint au centre ville).

– de l’aménagement des sorties de métro.
Le choix du maître d’oeuvre étant déjà acté, nous avons exhorté la majorité, pour la suite, à sortir du sentier bâtu des projets standardisés et à faire appel à des étudiant·es en architecture et en urbanisme, des artistes, des botanistes, etc. afin de permettre des réalisations plus audacieuses, avec une dimension artistique et en réelle adéquation avec les perpectives de changement climatique. Un carré de verdure pour chaque projet de construction ou réhabilitation ne suffit plus !

– de la refonte du quotient familial.
Réclamé depuis plusieurs années, un quotient familial plus progressif et plus lisible est enfin arrêté. Nous nous en réjouissons !

De nombreux autres sujets ont été abordés durant ce conseil mais nous voudrions insister ici sur deux d’entre eux :

1. L’application de la loi de transformation de la fonction publique de 2019.

Cette loi remet en cause le statut de la fonction publique, porte de nombreuses atteintes aux droits des agents et oblige à supprimer le fruit de conquêtes sociales construites localement au cours des décennies. En bref, elle n’est pas juste.

Et, au vu de la pandémie, du dévouement avec lequel les agents territoriaux ont continué à travailler et ont été exposés, sa mise en œuvre paraît particulièrement injuste.

Nous pensons qu’il faut, dès lors, refuser de l’appliquer. Certains maires l’ont fait. C’est courageux… et nécessaire ! Les élu·es ne doivent pas s’affranchir du nécessaire rapport de force avec le Gouvernement, qui a clairement l’intention de poursuivre ses réformes dévastatrices. Au contraire, ils doivent assumer leurs responsabilités en refusant d’appliquer sagement les dispositions d’une loi inique afin de protéger les fonctionnaires territoriaux et préparer les batailles de demain.

Nous avons été les seul·es à voter contre son application !

2. La révision des indemnités d’élus

Nous en avions fait un jeu : à chaque séance du conseil municipal, quel que soit l’ordre du jour, nous trouvions le moyen de faire remarquer que les élu·es d’opposition ne bénéficient pas d’indemnités.

Plus sérieusement, nous pensons qu’il s’agit là d’une nécessaire reconnaissance du travail réalisé et de l’importance du débat démocratique.

Notre demande insistante a été entendue par le Maire et appuyée par les élu·es d’EELV. Nous bénéficierons donc désormais –ainsi que les élus de Lilas Cité- de 62,62€ d’indemnités mensuelles (brutes). Le Printemps lilasien les utilisera dans leur intégralité pour travailler en lien plus étroit avec les habitant·es de la ville.

Notons que, si le groupe communiste n’a pas jugé utile de voter contre l’application de la loi de 2019, il a voté contre cette délibération. Vous pourrez retrouver les arguments avancés dans le procès-verbal du conseil municipal qui, à notre demande, sera désormais publié chaque mois sur le site de la Ville.